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	<title>ZEN SOTO REIMS &#187; Soto</title>
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	<description>Dojo Zen Soto de Reims</description>
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		<title>LE KESA TRANSMIS</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2014 15:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SOTO ZEN]]></category>
		<category><![CDATA[kesa]]></category>
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		<category><![CDATA[Soto]]></category>
		<category><![CDATA[transmission]]></category>

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		<description><![CDATA[Le kesa n’est pas un ajout anecdotique à l’enseignement du Bouddha, il en est l’essence, tout autant que zazen. La manière de coudre le kesa est aussi importante que la manière de le revêtir, de le plier et de le déplier. Il existe aussi une manière exacte pour le laver.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>LA TRANSMISSION DU KESA<br />
</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le ‘kesa kudoku’, le chapitre du Shobogenzo de Maître Dogen consacré au kesa, il est écrit:</p>
<p><i>Lorsque le Thatagata Shakyamuni transmit à Mahakashyapa le trésor de l’œil de la Loi Authentique et l’éveil suprême, il les transmit en même temps que le kesa reçu de la transmission authentique du Bouddha Kasyapa. Reçu de successeur légitime en successeur légitime, le kesa atteignit le Maître Zen Daikan du mont Sokei, la trente-troisième génération. Le tissu, la couleur et les mesures du kesa ont été intimement transmis.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le kesa n’est donc pas un ajout anecdotique à l’enseignement du Bouddha, il en est l’essence, tout autant que zazen. La manière de coudre le kesa est aussi importante que la manière de le revêtir, de le plier et de le déplier. Il existe aussi une manière exacte pour le laver. Lorsqu’on coud le kesa, il est important de se rappeler que c’est le symbole de notre nature véritable, aussi ne faut-il pas choisir de tissu voyant, séduisant pour les yeux.</p>
<p>Des couleurs naturelles sont mieux, comme de l’ocre qui est la couleur d’origine ayant donné son nom au kesa. Pour plus de simplicité, les kesas maintenant sont noirs. Ainsi la couleur devient non-couleur, et n’est plus un objet d’attachement pour les sens.</p>
<p>Le kesa n’est pas fait pour nous décorer. Lorsqu’on revêt le kesa, on se sent protégé ; d’une part parce que tout le corps est enveloppé, mais aussi parce que nous revenons à notre condition normale.  C’est très rassurant. Maître Deshimaru disait que pendant les sesshins avec Kodo Sawaki, il posait son kesa comme une couverture pour dormir, et que cela inspire une grande joie et un grand réconfort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Traditionnellement un moine ou une nonne doivent coudre et recevoir trois kesas. Voici ce que dit Maître Dogen à ce sujet :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Le kesa est décrit comme incluant trois vêtements. Il y a le kesa à cinq bandes, le kesa à sept bandes et le large kesa à neuf bandes ou davantage.  Les pratiquants excellents ne reçoivent que ces trois vêtements, et ne conservent aucun autre kesa. Employer seulement ces trois kesas suffit parfaitement à notre corps. Lorsque nous nous livrons à nos occupations ou effectuons des travaux ménagers, et lorsque nous nous rendons aux toilettes ou en revenons, nous portons le kesa à cinq bandes. Pour accomplir notre pratique parmi la sangha, nous portons le kesa à sept bandes. Pour enseigner aux humains et aux dieux, et pour les convertir, nous devrions porter un kesa de neuf bandes ou plus. </i></p>
<p><i>Ou bien : lorsque nous sommes dans un endroit privé nous portons le kesa à cinq bandes, lorsque nous allons parmi la sangha nous portons le kesa à sept bandes, et lorsque nous nous rendons dans un palais royal ou dans les villes et les villages, nous devrions porter le kesa large. Ou bien encore : lorsqu’il fait beau et chaud nous portons le kesa à cinq bandes, lorsqu’il fait froid nous ajoutons le kesa à sept bandes, et lorsque le froid est sévère nous ajoutons le kesa large. </i></p>
<p><i>Dans les temps anciens, par une nuit du milieu de l’hiver, le froid était si vif qu’il fendait les bambous. Quand cette nuit tomba, le Thatagata revêtit le kesa à cinq bandes. Plus tard le froid se durcit, alors il revêtit aussi le kesa à sept bandes. Plus tard encore dans la nuit, quand le froid atteignit son sommet, il revêtit également le kesa large. A ce moment le Bouddha pensa : « Dans les temps à venir, lorsque le froid sera au-delà du supportable, avec ces trois robes les dignes fils pourront couvrir leur corps convenablement. »</i></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>SENJO</title>
		<link>https://zensotoreims.fr/senjo/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Sep 2013 18:51:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SHOBOGENZO]]></category>
		<category><![CDATA[TEXTES ZEN]]></category>
		<category><![CDATA[Dogen]]></category>
		<category><![CDATA[Maître]]></category>
		<category><![CDATA[Shobogenzo]]></category>
		<category><![CDATA[Soto]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce chapitre traite en détail des manières à adopter dans un temple pour l'usage des toilettes. Ceci montre que toutes les actions quotidiennes sont bel et bien notre pratique.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire1'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre1'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre1'>SHOBOGENZO</h2><h4 class='chapitres_resume_livre' id='chapitres_resume_livre1'>Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.</h4></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre1'><ol><li><a href='https://zensotoreims.fr/bendowa/'>BENDOWA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/maka-hannya-haramitsu/'>MAKA HANNYA HARAMITSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/genjo-koan/'>GENJO KOAN</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/'>IKKA NO MYOJU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ju-undo-shiki/'>JU UNDO SHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/soku-shin-ze-butsu/'>SOKU SHIN ZE BUTSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/senjo/'>SENJO</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/raihai-tokuzui/'>RAIHAI TOKUZUI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/keisei-sanshiki/'>KEISEI SANSHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/shoaku-makusa/'>SHOAKU MAKUSA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/uji/'>UJI</a></li></ol></div></div></p>
<blockquote><p>Laver est l&rsquo;activité principale du <strong>moine</strong>.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Maître Dogen </strong> expose ici en détail les manières à utiliser dans l&rsquo;usage des toilettes.<br />
&nbsp;<br />
Même si bien sûr ces pratiques sont à rapporter à l&rsquo;époque &#8211; le XIIIème siècle -, ce qui au fond est totalement pertinent c&rsquo;est que<strong> toutes les circonstances de notre vie</strong>, même celles que nous considérons comme les plus triviales, sont en réalité des occasions d&rsquo;<strong>éveil</strong> et de <strong>pratique de la Voie du Bouddha</strong>.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>La pratique-expérience que les patriarches bouddhistes ont protégée et maintenue est appelée <i>sans souillure. </i></p>
<p>Le Sixième<i> </i>Patriarche demanda au Maître Zen Dai-e (Nangaku) du temple Kannon-in de la montagne Nangaku-zan : « <i>Vous appuyez-vous sur la pratique et l’expérience ou non</i> ? »</p>
<p>Nangaku répondit :<i> « Ce n’est pas qu’il n’y ait ni pratique ni expérience, mais l’Éveil ne peut simplement jamais être souillé. »</i></p>
<p>Le Sixième Patriarche dit : &laquo;&nbsp;<i>Cet Éveil sans souillure est ce que les bouddhas protègent et désirent</i>. <i>Vous aussi êtes ainsi. Je suis également ainsi. Et les Maîtres indiens étaient également ainsi.&nbsp;&raquo; </i></p>
<p>Le sutra des Trois Mille Formes de Dignité pour les Moines Ordonnés dit : «<i> Purifier le corps signifie laver l’anus et l’urètre, et se tailler les ongles des dix doigts. </i>» Donc bien que le corps-esprit soit sans souillures, il y a des pratiques dharmiques consistant à purifier le corps, et des pratiques dharmiques consistant à purifier l’esprit.</p>
<p>Non seulement nous lavons le corps-esprit, mais nous purifions aussi le pays tout entier ainsi que le pied de l’arbre de la Bodhi. Laver le pays, même s’il n’a jamais été Sali, est ce que les Bouddhas protègent et désirent, et même lorsqu’ils ont réalisé l’Éveil, ils ne cessent ni ne s’en écartent. Ce point est difficile à saisir. Ce point consiste à activer le Dharma. Atteindre l’Éveil consiste à activer le Dharma.</p>
<p>Le chapitre sur la Conduite Pure du Sutra de la Guirlande dit : « <i>Lorsque nous nous abandonnons nous-mêmes, nous devons prier pour que tous les êtres vivants soient délivrés de l’impureté, et des trois poisons de l’avidité, de la colère et de l’illusion. Alors, lorsque nous sommes au bord de l’eau, nous devrions prier pour que les êtres vivants progressent vers l’état suprême de vérité et atteignent le Dharma qui transcende le monde séculier. Tandis que nous lavons nos impuretés dans l’eau, nous devrions prier pour que tous les êtres vivants acquièrent une pure détermination vers l’Éveil, et soient ultimement libérés des souillures.</i> »</p>
<p>L’eau n’est originellement ni pure ni impure. Le corps n’est originellement ni pur ni impur. Tous les dharmas sont ainsi. L’eau n’est ni sensible ni insensible, le corps n’est ni sensible ni insensible, et tous les phénomènes sont ainsi.</p>
<p>L’enseignement du Bouddha, l’Honoré-du-monde, est ainsi. En même temps, laver n’est pas faire usage d’eau pour nettoyer le corps ; mais plutôt, lorsque nous protégeons le Dharma du Bouddha et que nous nous dépendons du Dharma du Bouddha, nous adoptons cette forme de comportement et nous l’appelons « <i>laver</i> ». C’est recevoir immédiatement la transmission authentique du corps-esprit du Patriarche Bouddhiste. C’est voir et entendre intimement une phrase du Patriarche Bouddhiste. Et c’est clairement entrer dans l’illumination du Patriarche Bouddhiste et la conserver.</p>
<p>En réalité, cela consiste à réaliser des vertus sans nombre et sans limites.  Exactement à l’instant où nous dignifions notre corps-esprit par l’entraînement à la posture, la pratique originelle est complètement et entièrement réalisée.</p>
<p>Nous devrions tailler les ongles de nos dix doigts. Cela désigne les ongles des deux mains, mais aussi des orteils. Un sutra dit : « <i>Si les ongles poussent jusqu’à la longueur d’un grain de blé, notre mérite décroît.</i> » Nous ne devons pas nous laisser pousser de longs ongles. Les ongles longs sont naturellement les signes avant-coureurs du non-bouddhisme. Nous devons donc prendre bien soin de tailler nos ongles. Néanmoins de nos jours, parmi les moines chinois, beaucoup de ceux qui sont démunis d’yeux pour apprendre la pratique se laissent pousser les ongles.</p>
<p>Certains ont des ongles longs d’un ou deux pouces, voire même de trois ou quatre pouces. Ceci va à l’encontre du Dharma. Ce n’est pas le corps-esprit du Bouddha. Ces gens sont ainsi parce qu’ils manquent de respect envers les traditions anciennes des bouddhistes ; les patriarches vénérables qui possèdent l’état de vérité ne sont jamais ainsi.</p>
<p>Il y en a d’autres également qui se laissent pousser les cheveux. Ceci va également à l’encontre du Dharma. Ne supposez pas à tort que, sous prétexte que cela constitue l’habitude de certains moines d’une grande nation, ce puisse pour autant incarner le juste Dharma.</p>
<p>Mon dernier Maître, le Bouddha éternel, avait des mots stricts pour avertir les moines qui portaient dans le pays de longs cheveux ou de longs ongles. Il disait: « <i>Ceux qui ne comprennent pas l’importance de se raser le crâne ne sont ni des gens du siècle, ni des moines ; ce sont tout simplement des animaux. Depuis les temps anciens, y a-t-il eu un seul patriarche bouddhiste qui ne se soit rasé le crâne ? Ceux qui de nos jours ignorent l’importance de se raser le crâne sont de véritables animaux.</i> »</p>
<p>Lorsqu’il enseignait ainsi à l’assemblée, beaucoup de gens qui ne s’étaient pas rasé le crâne depuis des années rasaient alors leur crâne. Que ce soit lors des enseignements formels dans la salle du Bouddha ou dans ses enseignements informels, le Maître claquait fortement des doigts tandis qu’il les réprimandait.</p>
<p>« <i>Ignorants de la vérité, ils se laissent pousser les cheveux et les ongles à leur gré ; il est déplorable qu’ils dévouent leur corps-esprit à des voies erronées. Depuis deux ou trois cents ans il y a de telles personnes en Inde parce que la vérité du Maître Ancestral s’y est éteinte. Ils deviennent pourtant chefs de temples et, accolant le terme de « Maître » à leur signature, ils donnent l’apparence d’agir pour le bien de tous ; mais le bénéfice de leurs actions est nul, pour les humains comme pour les êtres célestes. De nos jours, sur toutes les montagnes du pays, il n’y a personne qui ait la détermination de poursuivre la vérité. Ceux qui l’ont atteinte se sont éteints depuis longtemps. Seuls subsistent des groupes corrompus et dégénérés.</i> »</p>
<p>Lorsqu’il s’exprimait ainsi dans ses enseignements informels, parmi les présents diverses personnes originaires de nombreuses régions, arbitrairement affublés du titre de « Maître vénérable », ne lui en tenaient pas rigueur et ne trouvaient rien à y redire. Sachez que se laisser pousser les cheveux est une chose contre laquelle les patriarches bouddhistes font remontrance, et que laisser pousser ses ongles est l’attitude des non-bouddhistes. En tant qu’enfants et petits-enfants des patriarches bouddhistes, nous ne devrions pas adopter de telles attitudes assimilables à des violations du Dharma. Nous devrions laver le corps-esprit, tailler nos ongles et nous raser le crâne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Laver l’anus et l’urètre</i> : ne négligez pas ce point. Il y a un épisode dans lequel, à travers cette pratique, Sariputra entraîna un non-bouddhiste à se convertir. Ce n’était ni l’attente du non-bouddhiste à l’origine, ni l’espoir prémédité de Sariputra, mais lorsque le comportement digne des patriarches bouddhistes est réalisé, les enseignements faux succombent naturellement.</p>
<p>Lorsque les moines pratiquent sous un arbre à ciel ouvert, ils ne disposent pas de toilettes construites ; ils dépendent de vallées de rivières, convenablement situées, de ruisseaux, et ainsi de suite, et ils se nettoient avec ce qu’ils trouvent sur le sol. Ils ne disposent pas de cendres. Ils utilisent alors deux paquets de sept boules de terre. La méthode consistant à utiliser deux paquets de terre est la suivante :</p>
<p>Tout d’abord les moines enlèvent et plient leur kesa, puis rassemblent de la terre – pas noire mais jaunâtre – et la divisent en boules, chacune environ de la taille d’un gros grain de soja. Ils les arrangent en rangées de sept boules, sur une pierre ou un autre endroit qui convienne, en disposant deux rangées de sept boules chacune. Ensuite ils se mettent en quête d’une pierre qui sera utilisée comme grattoir. Alors seulement, ils défèquent. Après avoir déféqué ils utilisent un bâton, ou parfois du papier. Puis ils vont au bord de l’eau et se lavent, apportant d’abord trois boules de terre pour se nettoyer avec. Ils prennent chaque boule de terre  dans la paume de leur main et y ajoutent un peu d’eau de manière à ce que la terre se dissolve jusqu’à une consistance plus fine que la boue – environ la consistance d’un fin gruau de riz. Ils lavent d’abord l’urètre. Puis ils utilisent une autre boule de terre, de la même façon, pour se laver l’anus. Ensuite, ils utilisent une boule de terre, toujours de la même manière qu’auparavant, pour laver la main impure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors que les moines commencèrent à vivre dans des temples, ils construisirent des bâtiments réservés aux toilettes. Elles sont appelées tosu (le bâtiment Est) ou parfois sei (les toilettes) ou encore shi (le bâtiment latéral). Ce sont des bâtiments qui doivent être présents partout où vivent des moines. La règle pour aller aux toilettes est toujours de prendre la longue serviette de moine. La méthode consiste à plier la serviette en deux, puis de la placer dans le creux du coude gauche de manière à ce qu’elle pende au-dessus de la manche de votre robe.</p>
<p>A l’arrivée aux toilettes, accrochez la serviette sur le suspensoir (bâton horizontal) à vêtements. La manière de la pendre est à plat comme elle était sur votre bras. Si vous portez un kesa à neuf bandes, sept bandes ou autre, accrochez-le le long de la serviette. Arrangez-le soigneusement de manière à ce qu’il ne tombe pas. Ne le jetez pas sur le suspensoir à la hâte. Faites bien attention de vous rappeler la marque sur le suspensoir. Se souvenir de la marque fait référence aux caractères écrits le long du suspensoir ; ils sont tracés à l’intérieur de cercles en forme de lune sur des feuilles de papier blanc, qui sont alors attachés en ligne sur le suspensoir.</p>
<p>Se souvenir de la marque signifie donc ne pas oublier au-dessus de quel caractère vous avez suspendu votre robe, et ne pas confondre les places. Particulièrement lorsque beaucoup de moines sont présents, ne confondez pas votre place sur le suspensoir avec celle des autres. Pendant ce temps, si d’autres moines sont arrivés et se tiennent debout en ligne, inclinez-vous vers eux. Pour cela il n’est pas nécessaire de se faire face directement ni d’incliner tout le corps – il s’agit juste d’un geste de salutation avec les mains repliées en shashu.</p>
<p>A la toilette, même si vous ne portez pas de robe, inclinez-vous tout de même et saluez les autres moines. Si aucune de vos mains n’est impure, ni ne tient quoi que ce soit, procédez ainsi. Si au contraire une main est déjà souillée ou tient quelque chose, saluez avec une seule main. Pour saluer avec une seule main, tournez la paume vers le haut, courbez légèrement les doigts en coupe comme pour puiser de l’eau, et inclinez-vous comme si vous baissiez seulement légèrement la tête. Si quelqu’un d’autre s’incline ainsi, vous devez en faire de même. Et lorsque vous le faites, les autres doivent vous imiter.</p>
<p>Lorsque vous enlevez votre manteau et votre robe, accrochez-les à côté de la serviette. La manière pour les pendre est la suivante : enlevez la robe et rassemblez les manches dans le dos, puis rassemblez les aisselles et soulevez-les de manière à ce que les manches se superposent. Ensuite, saisissez le col de la robe par l’intérieur avec la main gauche, tirez les épaules avec la main droite, et pliez les manches (et les revers) gauche et droite l’une sur l’autre.</p>
<p>Une fois que vous avez plié les manches et les revers ainsi, pliez à nouveau, au milieu du vêtement depuis le haut vers le bas, puis passez le col de la robe par-dessus le suspensoir. L’ourlet de la robe et l’extrémité des manches pendent du côté du suspensoir le plus proche. Par exemple, la robe sera suspendue au niveau de la taille. Ensuite, croisez les bouts de la serviette qui pendent de chaque côté du suspensoir, et tirez-les  derrière la robe. Alors, du côté de la robe où la serviette ne pend pas, croisez à nouveau les extrémités, puis faites un nœud. Tournez alors deux ou trois fois, en croisant les bouts et en nouant, pour vous assurer que la robe ne tombera pas du suspensoir sur le sol. Faisant enfin face à la robe, joignez les paumes des mains en gasshô.</p>
<p>Ensuite saisissez les attaches de votre kimono et utilisez-les pour soulever et nouer vos manches derrière la nuque. Allez remplir une cuvette d’eau et, la tenant de la main droite, entrez dans la cabine de toilettes. La manière de mettre l’eau dans le seau est de ne pas le remplir complètement, mais seulement à quatre-vingt-dix pour cent. Devant l’entrée de la cabine des toilettes, changez de chaussures. Changer de chaussures signifie enlever vos propres chaussures et chausser des chaussures de paille réservées à cet effet.</p>
<p>Le zen-en-shingi dit : « <i>Lorsque nous voulons aller aux toilettes, nous devons nous y rendre en avance. Ne vous y rendez pas dans un état d’anxiété ou de hâte. A ce moment, pliez votre kesa puis placez-le sur le bureau de votre chambre, ou sur le suspensoir.</i> »</p>
<p>Etant entré dans la cabine de toilettes, fermez la porte de la main gauche. Ensuite, versez un tout petit peu d’eau du seau dans la cuvette des toilettes. Ensuite posez le seau à sa place, directement en face du trou. Puis, vous tenant debout face à la cuvette des toilettes, claquez des doigts à trois reprises. Tandis que vous claquez des doigts, formez votre poing gauche et maintenez-le contre la hanche gauche. Puis mettez en ordre l’ourlet de votre chemise et les coins de vos habits, faites face à l’entrée, positionnez les pieds de chaque côté du bord de la cuvette des toilettes, accroupissez-vous et déféquez.</p>
<p>Ne salissez pas les côtés de la cuvette, et ne souillez pas non plus l’avant et l’arrière de la cuvette. Pendant ce temps, restez calme. Ne plaisantez pas avec la personne de la cabine voisine, ne discutez pas, ne chantez pas et ne récitez pas de poèmes ni même de sutras. Ne faites pas de bruit de pleurs, de colère ou de haine. N’écrivez pas sur les murs, et ne tracez pas de lignes dans le sol avec le bâton à merde.</p>
<p>Le bâton doit être utilisé après vous être soulagé &#8211; une autre manière est d’utiliser du papier ; le vieux papier ne doit pas être employé, ni du papier sur lequel figurent des écrits -  Distinguez bien les bâtons propres des sales. Les bâtons sont longs de dix pouces, de section triangulaire, et d’un pouce d’épaisseur. Certains sont laqués, d’autres non. Les bâtons sales sont déposés dans une boîte. Les bâtons propres sont rangés dans un chevalet prévu à cet effet.</p>
<p>Le chevalet est placé près du tableau indiquant l’entrée des toilettes. Après avoir utilisé le bâton ou du papier, la méthode pour se laver est la suivante : tenir le seau de la main droite, tremper la main gauche dans l’eau puis, la main en conque, puiser de l’eau. Rincer d’abord l’urètre trois fois puis rincer l’anus. Rendez-vous pur et propre en appliquant cette méthode pour vous laver. Pendant ce temps, prenez garde à ne pas bousculer le seau soudainement en provoquant des éclaboussures, ne répandez pas d’eau par terre depuis votre main, ce qui provoque du gaspillage.</p>
<p>Une fois que vous avez terminé de vous laver, remettez le seau à sa place et ensuite, à l’aide d’un autre bâton – ou en faisant usage de papier &#8211; ,séchez-vous. L’urètre et l’anus doivent être soigneusement séchés. Ensuite, de la main droite, réarrangez le revers de votre chemise et les coins de vos vêtements, et tenant le seau de la main droite, quittez la cabine de toilettes, retirez les chaussures de paille et remettez les vôtres tandis que vous franchissez l’entrée. Puis, retournant vers les lavabos, remettez le seau à sa place.</p>
<p>Ensuite lavez-vous les mains. Prenant la cuillère à cendres dans la main droite, versez-en d’abord sur une tuile ou une pierre, ajoutez quelques gouttes d’eau de la main droite, et nettoyez la main souillée.  Frottez les doigts sur la tuile ou la pierre, comme si vous aiguisiez une lame rouillée sur une pierre à fusil. Lavez ainsi à l’aide de la cendre à trois reprises. Puis à nouveau trois fois, en mettant cette fois de la terre sur la pierre et en l’arrosant d’eau. Ensuite, prenez une pousse de févier dans la main droite, plongez la dans un petit bassin d’eau, et frottez la entre vos mains. Lavez vos mains soigneusement en remontant également vers les avant-bras.</p>
<p>Lavez avec effort et attention, vous appuyant sur l’esprit de sincérité. Trois doses de cendres, trois paquets de terre et un févier forment ensemble sept parts, c’est la norme. Ensuite, rincez vos mains dans le bassin large. Cette fois les produits pour la peau : la terre, les cendres, ne sont pas utilisés. Lavez seulement à l’eau, qu’elle soit chaude ou froide. Après avoir rincé une première fois, versez l’eau utilisée dans un petit seau, puis versez de l’eau fraîche dans le bassin, et lavez-vous à nouveau les mains.</p>
<p>Le sutra de la Guirlande dit : «  <i>Lorsque nous nous lavons les mains avec de l’eau, nous devrions prier pour que tous les êtres vivants obtiennent des mains excellentes et fines, avec lesquelles ils puissent recevoir et protéger le Dharma du Bouddha. </i>»</p>
<p>Pour attraper la louche, utilisez toujours la main droite. Pendant ce temps, n’agitez pas bruyamment la louche et le seau. N’éclaboussez pas alentour, ne secouez pas les pousses de févier, ne mouillez pas la zone des tables de toilette, ne soyez pas trop empressé ou désordonné. Ensuite, séchez vos mains sur la serviette commune, ou sur votre propre serviette. Après vous être essuyé les mains, rendez-vous sous le suspensoir, face à votre robe, dénouez le cordon  et pendez-le au suspensoir.  Alors, après avoir joint les mains, dénouez la serviette, descendez la robe et revêtez-la. Puis, la serviette pendant sur le bras gauche, appliquez du parfum.</p>
<p>Dans la zone commune il y a un distributeur de parfum. Il s’agit de bois de senteur façonné en forme de boîte à bijoux ovale, d’un pouce d’épaisseur, et de la longueur de deux largeurs de doigts. Il est attaché au suspensoir par un morceau de corde d’un pied de long ou plus, qui est enfilé dans un trou percé à chaque extrémité du bois de senteur. Lorsqu’il est frotté entre les mains, il répand naturellement son parfum.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque vous attachez votre lien au suspensoir, ne l’accrochez pas au-dessus d’un autre, les cordes risqueraient de se mélanger. De telles actions sont toutes purifier la Terre de Bouddha, orner le Royaume de Bouddha, donc faites les soigneusement et sans hâte. Ne soyez pas pressé de terminer, en pensant que vous devez partir rapidement. Evitez aussi de fixer le visage des moines qui y sont entrés. Dans votre for intérieur, vous aimez peut-être chérir le principe selon lequel <i>nous n’exposons pas le Dharma du Bouddha tandis que nous sommes aux toilettes </i>(citation de source inconnue), mais c’est un tort.</p>
<p>L’eau froide est préférable pour se laver lorsque vous êtes à l’intérieur même de la cabine de toilette; on dit que l’eau chaude favorise les désordres gastriques. Cependant il n’y a pas de restriction concernant l’usage d’eau chaude pour se laver les mains. La raison en est qu’un chaudron est disposé de manière à pouvoir chauffer de l’eau pour se laver les mains. Le Shingi dit : « <i>Le soir tard, faites bouillir de l’eau et disposez de l’huile pour les lampes. Assurez-vous toujours qu’il y ait constamment à disposition de l’eau chaude et froide, de sorte que les moines soient à leur aise.</i> » Nous pouvons donc constater qu’il est possible d’utiliser aussi  bien de l’eau chaude que de l’eau froide.</p>
<p>Si l’intérieur d’une cabine des toilettes est sali, fermez la porte et accrochez un panneau « sale ». Si un seau a été renversé par mégarde dans la cuvette des toilettes, fermez la porte et accrochez un panneau « seau tombé ». N’entrez pas dans une cabine de toilette sur laquelle un de ces panneaux sont accrochés. Si, tandis que vous êtes déjà dans les toilettes, vous entendez quelqu’un à l’extérieur qui claque des doigts, cela indique que vous devez quitter les lieux. Le Shingi dit : « <i>Si nous ne sommes pas lavés, nous ne devons ni nous asseoir sur une plate-forme de moine, ni nous incliner devant les trois trésors. Nous ne devons pas recevoir les salutations des visiteurs.</i> » Le sutra des Trois Mille Formes de Dignité dit : « Si nous ne pouvons pas nous laver l’anus et l’urètre, nous commettons une violation des préceptes, et nous ne devons pas nous asseoir sur le zagu ni nous incliner face aux Trois Trésors. Même si nous nous inclinons, il n’y a ni bonheur ni vertu. »</p>
<p>Donc, sur le siège où nous poursuivons ardemment la vérité, nous devrions considérer ce comportement comme prioritaire. Comment pourrions-nous nous dispenser de nous incliner face aux Trois Trésors ? Comment rejeter les prosternations des visiteurs ? Et comment tolérer de ne pas pouvoir saluer les autres ? Dans le temple d’un patriarche bouddhiste, ce comportement dignifié est toujours accompli, et les personnes qui y vivent en sont toujours pourvues.</p>
<p>Il ne s’agit pas là notre propre effort intentionnel, il s’agit de l’expression du comportement dignifié lui-même. C’est le comportement usuel des bouddhas et la vie quotidienne des patriarches. Ce n’est pas seulement l’attitude des bouddhas de ce monde : c’est le comportement des bouddhas dans les dix directions ; c’est le comportement des Bouddhas des terres pures ainsi que des terres impures. Les personnes les plus avisées ignorent pourtant que les bouddhas puissent avoir un comportement dignifié aux toilettes, et ne pensent pas que le comportement dignifié des bouddhas du monde humain puisse être identique à celui des bouddhas de la Terre Pure. Ceci est négliger d’apprendre la vérité du Bouddha.</p>
<p>Sachez que la pureté et l’impureté sont pareils à du sang coulant d’un être humain. A un certain moment il est chaud, à un autre il devient dégoûtant. Les bouddhas ont des toilettes, et nous devons nous en souvenir.</p>
<p>Le fascicule quatorze des préceptes du Vinaya dit : « <i>Le novice Rahula passa la nuit dans les toilettes du Bouddha. Lorsque le Bouddha s’éveilla et le vit, il tapota la tête de Rahula de sa main droite et prêcha la sentence suivante :</i></p>
<p><i>Tu n’as jamais été frappé de misère</i></p>
<p><i>Ni dépouillé de ta richesse et de ta noblesse.</i></p>
<p><i>A la seule fin de poursuivre la vérité,</i></p>
<p><i>Tu as quitté ta demeure.</i></p>
<p><i>Tu seras en mesure d’endurer cette épreuve.</i> »</p>
<p>Il y a donc des bâtiments de toilettes dans les lieux où les Bouddhas pratiquent la vérité. Et le comportement dignifié dans le bâtiment des toilettes du Bouddha est de laver. Le fait que le comportement du Bouddha, transmis de patriarche en patriarche, survive de nos jours, est une source de joie pour ceux qui vénèrent les anciens. Nous sommes en mesure de rencontrer la vérité difficile à rencontrer.</p>
<p>De plus, le Tathagata enseigna gracieusement le Dharma pour Rahula dans le bâtiment des toilettes. Ce bâtiment fut donc un lieu d’assemblée pour que le Bouddha active la roue du Dharma. Le calme et l’occasion de progrès de ce lieu de vérité a été authentiquement transmis par les patriarches Bouddhistes.</p>
<p>Le fascicule 34 des préceptes Mahasanghika dit : « <i>Le bâtiment des toilettes ne doit être placé ni à l’est ni au nord. Il doit être placé au sud ou à l’ouest. La même règle s’applique aux urinoirs.</i> »</p>
<p>Nous devrions suivre ces indications favorables. Ceci fut le cas de tous les monastères en Inde et en Chine, et la méthode de construction du vivant du Tathagata. Sachez que ceci n’est pas seulement la forme suivie par un seul bouddha ; cela décrit les lieux de vérité, les monastères, pour les Sept Bouddhas. Cela n’a jamais connu de commencement ; c’est seulement la forme dignifiée des bouddhas.</p>
<p>Si nous espérons établir un temple où pratiquer le Dharma du Bouddha avant d’avoir clarifié ces formes de dignité, nous commettrons beaucoup d’erreurs, nous serons démunis des formes dignifiées du Bouddha, et l’état de bodhéité du Bouddha ne se manifestera pas devant nous. Si nous espérons construire un lieu de pratique de la vérité, ou fonder un temple, nous devons suivre la forme du Dharma que les patriarches bouddhistes ont authentiquement transmise.</p>
<p>Nous devrions simplement suivre la forme du Dharma qui a été transmise authentiquement en tant que tradition juste. Parce qu’il s’agit de la transmission traditionnelle authentique, sa vertu s’est accumulée tant et plus. Ceux qui ne sont pas des successeurs légitimes de la transmission authentique des patriarches bouddhistes ne connaissent pas le corps-esprit du Dharma du Bouddha. Sans connaître le corps-esprit du Dharma du Bouddha, ils ne peuvent jamais clarifier les actions de Bouddha de la lignée du Bouddha.</p>
<p>Le fait que le Dharma du Bouddha du Grand Maître Shakyamuni Bouddha se soit répandu maintenant largement dans les dix directions est la réalisation du corps-esprit du Bouddha. La réalisation du corps-esprit du Bouddha, juste à ce moment, est ainsi.</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire1'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre1'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre1'>SHOBOGENZO</h2><h4 class='chapitres_resume_livre' id='chapitres_resume_livre1'>Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.</h4></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre1'><ol><li><a href='https://zensotoreims.fr/bendowa/'>BENDOWA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/maka-hannya-haramitsu/'>MAKA HANNYA HARAMITSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/genjo-koan/'>GENJO KOAN</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/'>IKKA NO MYOJU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ju-undo-shiki/'>JU UNDO SHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/soku-shin-ze-butsu/'>SOKU SHIN ZE BUTSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/senjo/'>SENJO</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/raihai-tokuzui/'>RAIHAI TOKUZUI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/keisei-sanshiki/'>KEISEI SANSHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/shoaku-makusa/'>SHOAKU MAKUSA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/uji/'>UJI</a></li></ol></div></div>
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		<title>ZEN ET VIE QUOTIDIENNE</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Aug 2013 09:20:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cet article aborde les différentes déclinaisons de l'alternance entre pratique intensive du zen et pratique au sein de la vie quotidienne, familiale, professionnelle, sous l'angle de la comparaison entre le Japon et l'Occident.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="atelier_responsables_godinne">
<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<h2>NAVIGATION</h2>
<div class="morceau">
<ol>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/un-avec-la-voie/">UN AVEC LA VOIE</a><span class="legende">Comment les moines et nonnes s&rsquo;harmonisent avec l&rsquo;unité</span></li>
<li style="text-align: center;">-> ZEN ET VIE QUOTIDIENNE<span class="legende">Pratiquer le zen dans le monde moderne</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/">REGLES DE DOGEN</a><span class="legende">Le corpus des règles du temple d&rsquo;Eihei-Ji</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/">UNE JOURNEE ORDINAIRE</a><span class="legende">Etablir la pratique dans le quotidien</span></li>
</ol>
</div>
<h2>PRATIQUE ET REALISATION</h2>
<div class="morceau"><img class="image" alt="" src="http://zensotoreims.fr/images/dokan.png" /><span class="legende">Dokan, l&rsquo;anneau de la Voie</span>La pratique du zen est sans but ni intention. Il s&rsquo;agit donc de pratiquer l&rsquo;état d&rsquo;esprit juste issu de zazen, <span class="wp-glossary wpg-tooltip" data-termid="154" data-content="excerpt" data-qtipstyle="cream"><a href="https://zensotoreims.fr/glossary/hishiryo/"  title="HISHIRYO">HISHIRYO</a></span>, <strong>dans tous les aspects de la vie quotidienne</strong>. Le cadre fourni par la pratique dans les dojos et dans les sesshins nous donne l&rsquo;impulsion, et <strong>nécessite au départ un effort volontaire</strong>. Par la suite, nous pouvons nous harmoniser <strong>naturellement, inconsciemment, automatiquement</strong>.</p>
<p>En définitive, nous devons garder à l&rsquo;esprit que les pratiques reliées au zen <span style="text-decoration: underline;"><strong>ne sont pas un moyen</strong> </span>pour réaliser la Voie, mais que <span style="text-decoration: underline;"><strong>la pratique elle-même est réalisation</strong></span>. Finalement, <strong>toute la vie devient pratique</strong>, il n&rsquo;y a plus de séparation entre pratique, vie, Voie du Bouddha. Notre idéal consiste donc à aller <strong>au-delà même</strong> de la pratique.</p>
</div>
<h2>PRATIQUE ET VIE DE COUPLE</h2>
<div class="morceau">
<p><strong>Dans les monastères japonais</strong> il n&rsquo;y a pas de règles spécifiques pour les couples dans les monastères puisque <strong>les chambres sont de toutes façons séparées</strong>. De plus lors d&rsquo;un ango <em>tous les moines et nonnes dorment et mangent dans le dojo</em>. Il est donc nécessaire de s&rsquo;harmoniser avec la sangha et d&rsquo;être <strong>célibataire dans les faits</strong>.</p>
<p>Cependant <em>dans le temple familial</em> <strong>le moine partage couramment sa vie avec son épouse</strong>. Souvent <strong>le moine succède à son propre père</strong> dans la direction du temple. Ceci peut poser un <strong>problème de vocation et résulte d</strong>&lsquo;un édit impérial visant à faire décroître le bouddhisme au profit du shinto. C&rsquo;est donc un apport récent, le célibat étant la règle jusqu&rsquo;à la fin du XIXème siècle, à l&rsquo;ère Meiji.</p>
</div>
<h2>PRATIQUE ET MONASTERE</h2>
<div class="morceau">
<p>Certains moines et nonnes modernes<strong> souhaitent mener une vie monastique et revenir au célibat</strong>, mais globalement on retrouve en Occident le schéma de cette alternance entre retraites monastiques et <strong>célibat / vie quotidienne au sein d&rsquo;un couple</strong>, avec un travail et éventuellement une famille à charge.</p>
<p>Dans ce même esprit, les responsables de l&rsquo;AZI et particulièrement Roland Rech souhaitent que <em>le temple Zen de la Gendronnière</em>, près de Blois, fondé par Maître Deshimaru, puisse <strong>devenir un monastère de formation</strong>, ce qui pose encore à l&rsquo;heure actuelle des problèmes de standards, car un certain niveau de qualifications dans la conduite des cérémonies est requis, et nécessite peut-être une adaptation et une harmonisation.</p>
<p>La démarche qui avait été engagée dans ce sens il y a quelques années , à savoir de réaliser des ango à la Gendronnière, n&rsquo;est <strong>plus viable dans l&rsquo;état actuel des choses car trop coûteuse</strong> pour la Sotoshu, qui est l&rsquo;organe de certification officiel japonais. Cela nécessite en effet de faire venir des Maîtres, et donc de financer leur déplacement.</p>
<p>Dans ce sens, au Japon un même lieu peut également être <strong>un monastère clos</strong> pendant les périodes d&rsquo;ango, et devenir <strong>un temple ouvert</strong> le reste du temps.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		<title>MOINE ZEN AUJOURD&#8217;HUI</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Jul 2013 16:33:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans un atelier de responsables de dojos consacré à ce thème lors d'une sesshin à Godinne, le Maître zen Roland Yuno Rech engagé une réflexion collective à partir de la tradition très riche du zen Soto, pour voir ce qui est ou non transposable dans notre pratique au sein du monde moderne occidental...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="atelier_responsables_godinne">
<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<h2>INTRODUCTION</h2>
<div class="morceau"><img class="image" alt="equilibre voie" src="http://www.zensotoreims.fr/images/equilibre_voie.png" /><br />
<span class="legende">Harmoniser zazen et la vie.</span><br />
<div class='et-box et-shadow'>
					<div class='et-box-content'><p>En occident, la plupart des moines et nonnes zen ne vivent pas dans un monastère à plein temps: ils pratiquent zazen, méditation zen, dans un dojo au quotidien et font des retraites plus ou moins longues appelées sesshins ou des journées de zazen.</p>
<p>Pendant celles-ci ont lieu plusieurs séances de méditation zen par jour, et où il est essentiel de se concentrer sur toutes les actions de la vie quotidienne, en étant attentif à son corps et à sa respiration.</p>
<p>Comment moines et nonnes peuvent-ils harmoniser la pratique de zazen avec la vie moderne?</p></div></div></p>
<p>Dans un atelier de responsables de dojos consacré à ce thème lors d&rsquo;une sesshin à Godinne, le Maître zen Roland Yuno Rech a engagé une <strong>réflexion collective à partir de la tradition du Zen Soto</strong>, pour voir ce qui est ou non transposable dans notre pratique au sein du monde moderne occidental.</p>
<p>Nous proposons ici d&rsquo;en retracer les grandes lignes.Pour ce faire, il s&rsquo;appuie sur un <strong>corpus de textes traditionnels</strong>, en particulier de règles ayant trait à la vie dans le monastère, telles que définies par Maître Dogen dans le <strong><em>Eihei Shingi </em></strong>qui regroupe:</p>
<ul>
<li>Le<em><strong><span style="text-decoration: underline;"> Bendoho</span> -&gt;</strong></em> Règles du <strong>dojo</strong>.</li>
<li>Le <em><strong><span style="text-decoration: underline;">Shiryo Shingi</span> -&gt;</strong></em> Règles de la <strong>salle d&rsquo;étude</strong> des moines</li>
<li>Le <strong><em><span style="text-decoration: underline;">Tai Taiko ho</span> -&gt;</em></strong> Règles définissant les <strong>relations entre novices et anciens</strong></li>
<li>Le <em><strong><span style="text-decoration: underline;">Chiji Shingi</span> -&gt;</strong></em> Description des fonctions des <strong>responsables du temple</strong></li>
<li>Le <em><strong><span style="text-decoration: underline;">Tenzo Kyokun</span> -&gt;</strong></em> Instructions pour le <strong>cuisinier du temple</strong></li>
<li>Le <em><strong><span style="text-decoration: underline;">Fu Shukuhan Po</span> -&gt;</strong></em> Règles concernant les<strong> manières de table</strong></li>
</ul>
</div>
<h2>SOMMAIRE</h2>
<div class="morceau">
<ol>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/un-avec-la-voie/">UN AVEC LA VOIE</a><span class="legende">Comment les moines et nonnes s&rsquo;harmonisent avec l&rsquo;unité</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/zen-et-vie-quotidienne/">ZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a><span class="legende">Pratiquer le zen dans le monde moderne</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/">REGLES DE DOGEN</a><span class="legende">Le corpus des règles du temple d&rsquo;Eihei-Ji</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/">UNE JOURNEE ORDINAIRE</a><span class="legende">Etablir la pratique dans le quotidien</span></li>
</ol>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		</item>
		<item>
		<title>IKKA NO MYOJU</title>
		<link>https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/</link>
		<comments>https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 10 Jul 2013 07:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Maître zen Seppo enseignait à ces disciples avec ces seuls mots: "L'univers entier est une perle brillante." Dans ce chapitre Maître Dogen commente abondamment cette stance.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire1'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre1'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre1'>SHOBOGENZO</h2><h4 class='chapitres_resume_livre' id='chapitres_resume_livre1'>Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.</h4></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre1'><ol><li><a href='https://zensotoreims.fr/bendowa/'>BENDOWA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/maka-hannya-haramitsu/'>MAKA HANNYA HARAMITSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/genjo-koan/'>GENJO KOAN</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/'>IKKA NO MYOJU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ju-undo-shiki/'>JU UNDO SHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/soku-shin-ze-butsu/'>SOKU SHIN ZE BUTSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/senjo/'>SENJO</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/raihai-tokuzui/'>RAIHAI TOKUZUI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/keisei-sanshiki/'>KEISEI SANSHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/shoaku-makusa/'>SHOAKU MAKUSA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/uji/'>UJI</a></li></ol></div></div></p>
<blockquote><p><b>Ikka no myoju </b>signifie: &laquo;&nbsp;l&rsquo;univers est une seule perle brillante&nbsp;&raquo;, en référence à <strong>Maître Seppo</strong>.</p>
<p><strong>Maître Dogen </strong>commente ici cette stance dans de nombreuses directions pour nous démontrer que la vérité que nous cherchons est toujours abondamment présente. Le grand disciple de <em>Maître Seppo</em>, <strong>Gensha</strong>, est également connu pour s&rsquo;être éveillé en heurtant une pierre avec son pied.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans notre monde humain, dans le vaste Empire de Chine, dans la province de Fuchou, au temple Genza-san, vivait le Grand Maître Shu-itsu (Gensha), dont le nom de moine était Shibi et le surnom courant Sha. Lorsqu’il était encore laïc il adorait pêcher, et il descendait la rivière Nantai sur son bateau en suivant les autres pêcheurs. On peut dire qu’il n’attendait pas pour autant le poisson aux écailles en or qui sauterait de lui-même sur son bateau sans être pêché.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au début de l’ère Kantsu de la dynastie des Tang, il souhaita soudain quitter la vie mondaine ; il laissa son bateau et se dirigea vers les montagnes. Il avait à peine trente ans, mais il avait réalisé la précarité de notre monde flottant et reconnu la dignité de la Voie du Bouddha. Il finit donc par gravir la montagne Seppo-zan, et entra dans la communauté du Grand Maître Shinkaku (Seppo), et poursuivit la vérité jour et nuit. Un jour, en vue d’explorer largement les villages environnants, il quitta la montagne avec son baluchon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais alors qu’il était en route, il cogna son orteil contre une pierre. Saignant et souffrant, Maître Gensha réfléchit soudain ainsi : « Il est dit que notre corps n’a pas d’existence propre. D’où vient la douleur ? » Sur ce, il revint auprès de Seppo. Seppo lui demanda : « Qu’y a-t-il, Bi-forte-pratique ? » Gensha répondit : « Je ne serai jamais plus abusé par les autres. »  Seppo, qui apprécia beaucoup ces mots, dit : « Qui n’a pas ces mots en lui ? Mais qui peut prononcer ces mots ? » puis il demanda : « Bi-forte-pratique, pourquoi ne vas-tu pas explorer ces montagnes ? » et le Maître Gensha répondit :  « Bodhidharma n’est pas venu en Chine, Eka n’est pas allé en Inde. » Seppo apprécia beaucoup cette réponse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans sa vie de pêcheur, Maître Gensha n’avait jamais vu ni lu le moindre sutra, pas même en rêve. Néanmoins, la profondeur de la détermination étant primordiale, sa remarquable résolution apparaissait totalement évidente. Seppo lui-même considérait Gensha comme le plus éminent disciple de sa sangha ; il louait Gensha comme étant le trésor de sa communauté. Gensha avait un kesa en fibre végétale qu’il ne remplaça jamais mais reprisa cent fois. En guise de dessous, il portait de simples feuilles de papier ou de grossières feuilles d’armoise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En dehors de la sangha de Seppo il ne visita finalement aucun autre maître. Néanmoins, sa grande réalisation lui permit de succéder à son Maître dans le Dharma.</p>
<p>Après son Éveil, il enseignait en ces termes : le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. Un jour un moine lui demanda : « <i>J’ai entendu les mots du Maître : le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. Comment le disciple doit-il les comprendre ?</i> » Le Maître répondit : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. A quoi bon comprendre ?</i>  » puis un autre jour le Maître repose la question au disciple : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. Comment comprenez-vous cela ?</i> » et le moine dit : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. A quoi bon  comprendre ?</i> » alors le Maître répond : « <i>Je vois que vous luttez pour entrer dans la caverne du démon de la montagne noire.</i>»</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’expression présente « <i>Tout l’univers est une seule perle</i> <i>brillante</i> » commence avec Gensha. Le point important est que l’univers entier dans les dix directions n’est ni vaste ni grand, ni minuscule ni petit, ni carré ni rond, ni centré ni droit, ni dans un état d’activité débordante, ni exposé dans une parfaite clarté. Parce que c’est complètement au-delà de vivre-et-mourir et d’aller-et-venir, c’est vivre-et-mourir et aller-et-venir. Et parce qu’il en est ainsi, le passé a disparu de ce lieu-ci, et le présent habite ce lieu-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Poursuivant la réalité ultime, qui peut la voir dans son entier à différents instants ? Et qui peut s’en emparer pour l’observer à loisir dans sa totale quiétude? « Dans les dix directions » décrit le processus incessant de poursuivre les phénomènes pour en faire un soi, et de poursuivre le soi pour en faire autre chose.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’apparition d’émotions et les catégories de l’intellect, que nous décrivons comme des processus séparés, sont elles-mêmes aussi réelles que tourner la tête ou arborer une expression sur son visage, ou développer une idée et se projeter dans l’instant. Comme nous poursuivons le soi pour en faire autre chose, les dix directions nous apparaissent cependant dans une agitation incessante. Et comme les dix directions sont bien avant cela un fait bien réel, elles outrepassent parfois notre capacité à contrôler le cœur de l’instant. « …Une seule perle… » n’est pas encore une phrase célèbre, mais c’est une expression très forte de la vérité qui sera complètement reconnue à l’avenir.</p>
<p>« La seule perle » traverse directement 10000 ans : le passé éternel n’a pas pris fin, mais le présent éternel a surgi. Le corps existe maintenant, et l’esprit existe maintenant. Même ainsi, l’univers entier est une seule perle brillante. Il n’est pas de l’herbe et des arbres ici et là, il n’est pas des montagnes et des rivières dans toutes les directions qu’indique la boussole ; il est une perle brillante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Comment le disciple doit-il comprendre ces mots ? » Bien qu’il semble que le moine abuse de son intelligence conditionnée en proférant ces paroles, elles sont la manifestation claire de la Grande Activité, qui n’est autre que le Grand Etendard. Pour aller plus loin, nous devrions établir de manière nettement évidente qu’un pied d’eau est une vague d’un pied : en d’autres termes, une lieue de perle est une lieue de brillance. Pour exprimer cette vision de la vérité, Gensha dit : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. A quoi bon comprendre ?</i>  »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette expression est l’expression de la vérité dans laquelle Bouddha succède à Bouddha, les patriarches succèdent aux patriarches, et Gensha succède à Gensha. Même s’il cherchait à  éviter cette succession – car il est faux de dire qu’il n’y a aucun moyen de l’éviter – juste au moment où il s’y essaierait ardemment, l’instant pendant lequel il parlerait et vivrait est le moment total, manifesté devant lui avec éclat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Gensha, quelques jours plus tard, demande au moine : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. Comment comprenez-vous cela ?</i> » Voilà qui montre qu’hier le Maître enseignait la règle établie, mais que son expression aujourd’hui amorce une seconde phase : aujourd’hui il enseigne une exception à la règle établie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ayant mis hier de côté, il hoche la tête et rit. Le moine dit : « <i>Le monde entier dans les dix directions est une seule perle brillante. A quoi bon comprendre ?</i> » si bien que nous pourrions lui dire : « <i>Vous chevauchez le cheval de votre adversaire pour le terrasser. Lorsque le Bouddha éternel enseigne, il va comme un terrien parmi les extra-terrestres.</i> » Nous devrions tourner notre lumière vers l’intérieur et refléchir un tant soi peu : Combien y a-t-il de cas de  « <i>A quoi bon  comprendre ?</i> » ? Nous pourrions dire provisoirement que tandis que l’enseignement et la pratique son sept gâteaux au lait, et cinq gâteaux aux légumes, ils sont aussi « le sud de la rivière Sho » et « le Nord de la rivière Tan », ce qui signifie qu’il faut étudier à la fois objectivement et subjectivement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Gensha dit : « <i>Je vois que vous luttez pour entrer dans la caverne du démon de la montagne noire.</i>» Constatons que le visage du soleil et celui de la lune n’ont jamais changé depuis l’éternel passé.  Le visage du soleil et celui de la lune apparaissent ensemble. Donc, cette jouissance de la réalité comme perle brillante et cette absence de commencement sont sans limites, et tout l’univers dans les dix directions est une seule perle brillante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sans qu’il soit besoin d’en discuter comme de deux ou trois perles,  le Corps Entier du Dharma est une seule phrase, le Corps Entier est brillance, et le Corps Entier est le Corps Entier lui-même. Lorsqu’il est le Corps Entier, il est sans obstacle ; il est parfaite rondeur, et dans sa rondeur il roule librement sur lui-même. Parce que la vertu de la perle brillante existe ainsi dans sa réalisation, il y a des Avalokiteshvaras et des Maitreyas ici et maintenant, voyant des images et entendant des sons ; et il y a d’anciens bouddhas et de nouveaux bouddhas manifestant leur corps et prêchant le Dharma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exactement dans l’instant présent, qu’elle soit suspendue dans l’espace ou cousue dans la doublure d’un vêtement, conservée sous la barbiche d’un dragon ou protégée dans un chignon royal, la perle dans tous les cas est une seule perle brillante dans toutes les directions de l’univers. Sa situation est d’être cousue dans la doublure d’un vêtement, donc ne dites pas qu’elle flotte à la surface de toute chose. Sa situation est d’être enveloppée dans un chignon royal ou sous une barbiche de dragon, donc ne vous attendez pas à jouer de cette perle à la surface du chignon ou de la barbiche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque nous sommes intoxiqués, des amis proches nous donnent une perle ; et nous devrions toujours donner une perle à un ami proche. Tandis que la perle nous accompagne partout nous demeurons pourtant intoxiqués.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui est déjà ainsi est une seule perle brillante qui est tout l’univers dans les dix directions. Si bien que même si son apparence extérieure semble continuellement changer, tournant ou s’immobilisant, c’est uniquement la perle brillante. Reconnaître réellement que la perle existe continuellement ainsi n’est autre que la perle elle-même.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La perle brillante émet des sons et des formes qui peuvent être perçus ainsi. Etant déjà dans l’ainséité, ceux qui présument « je ne peux pas être la perle brillante » ne devraient donc pas douter qu’ils sont d’ores et déjà la perle. Les états artificiels ou naturels de conjecture et de doute, d’attachement et de rejet, ne sont qu’une vue étriquée. Ils ne sont rien d’autres que des tentatives d’assortir la perle brillante à l’intellect limité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment ne pourrions-nous pas aimer la perle brillante ? Ses couleurs et sa lumière, telles qu’elles sont, sont infinies. Chaque couleur et chaque rayon de lumière à chaque moment et dans chaque situation est la vertu de tout l’univers dans les dix directions ; qui voudrait la piller ? Personne ne jetterait une tuile sur la place du marché.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ne vous souciez pas de tomber ou non dans les six états de la cause et de l’effet. Ils sont tous l’état originel de justesse de la tête aux pieds, ce qui n’est jamais obscurci, et la perle brillante en est les traits et les yeux. Quand bien même, ni vous ni moi ne savons ce qu’est ou n’est pas la perle brillante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des centaines de pensées et des centaines de négations de pensées se sont combinées pour former une seule idée très claire. Au fond, par la vertu des mots de Gensha sur le Dharma, nous avons entendu, reconnu, et clarifié la situation d’un corps-esprit qui est d’ores et déjà devenu la perle brillante. Et puis après tout l’esprit n’est pas personnel ; pourquoi devrions-nous nous soucier de l’attachement au fait qu’il soit ou non une perle brillante, comme si ce qui surgit et disparaît était une personne ayant un soi ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même les conjectures et les soucis sont la perle brillante. Aucune action ni pensée n’a jamais été causée par quoi que ce soit d’autre que la perle brillante. C’est pourquoi les actions d’entrer et sortir de la caverne du démon de la montagne noire sont seulement la perle brillante elle-même.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire1'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre1'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre1'>SHOBOGENZO</h2><h4 class='chapitres_resume_livre' id='chapitres_resume_livre1'>Traduction Française du Shobogenzo, œuvre majeure de Maître Dogen.</h4></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre1'><ol><li><a href='https://zensotoreims.fr/bendowa/'>BENDOWA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/maka-hannya-haramitsu/'>MAKA HANNYA HARAMITSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/genjo-koan/'>GENJO KOAN</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ikka-no-myoju/'>IKKA NO MYOJU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/ju-undo-shiki/'>JU UNDO SHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/soku-shin-ze-butsu/'>SOKU SHIN ZE BUTSU</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/senjo/'>SENJO</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/raihai-tokuzui/'>RAIHAI TOKUZUI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/keisei-sanshiki/'>KEISEI SANSHIKI</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/shoaku-makusa/'>SHOAKU MAKUSA</a></li><li><a href='https://zensotoreims.fr/uji/'>UJI</a></li></ol></div></div></p>
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		<title>LE ZEN SOTO</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jul 2013 10:08:31 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[A partir de Daikan Eno(638-713), le 6ème patriarche chinois, la transmission s'est scindée en deux branches:

l'école Soto et l'école Rinzai...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="zensoto">
<div id="contenu">
<h2>LES ORIGINES</h2>
<div class="morceau"><img class="image" alt="branches" src="http://www.zensotoreims.fr/images/branches.png" /><br />
<span class="legende">La grande nature est généreuse.</span>A partir de <span class="enevidence">Daikan Eno</span>(638-713), le 6ème patriarche chinois, la transmission s&rsquo;est scindée en deux branches:l&rsquo;école <span class="enevidence">Soto</span> et l&rsquo;école <span class="enevidence">Rinzai</span>.Voici brièvement le début de chaque lignée:</p>
<table id="patriarches" cellspacing="0" cellpadding="0">
<tbody>
<tr id="premiere_ligne">
<th colspan="2">RINZAI</th>
<th id="seconde_case" colspan="2">SOTO</th>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"></td>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4"><img class="image" id="eno" title="eno" alt="eno" src="http://www.zensotoreims.fr/images/eno.png" /></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="4"><span class="cadre_maitre" id="daikaneno">Daikan Eno</span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait" colspan="2"></td>
<td colspan="2"></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td class="pointille_gris"></td>
<td class="trait pointille_gris"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_rinzai"><img class="image" title="nangaku" alt="nangaku" src="http://www.zensotoreims.fr/images/nangaku.png" />Nangaku<i class="date">(677-744)</i></span></td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="seigen" alt="seigen" src="http://www.zensotoreims.fr/images/seigen.png" />Seigen<i class="date">(?)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_rinzai"><img class="image" title="baso" alt="baso" src="http://www.zensotoreims.fr/images/baso.png" />Baso<i class="date">(709-788)</i></span></td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="sekito" alt="sekito" src="http://www.zensotoreims.fr/images/sekito.png" />Sekito<i class="date">(700-790)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_rinzai"><img class="image" title="hyakujo" alt="hyakujo" src="http://www.zensotoreims.fr/images/hyakujo.png" />Hyakujo<i class="date">(720-814)</i></span></td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="yakusan" alt="yakusan" src="http://www.zensotoreims.fr/images/yakusan.png" />Yakusan<i class="date">(751-834)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_rinzai"><img class="image" title="obaku" alt="obaku" src="http://zensotoreims.fr/images/obaku.png" />Obaku<i class="date">(?-850)</i></span></td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="ungan" alt="ungan" src="http://zensotoreims.fr/images/ungan.png" />Ungan<i class="date">(782-841)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_rinzai"><img class="image" title="rinzai" alt="rinzai" src="http://zensotoreims.fr/images/rinzai.png" />Rinzai<i class="date">(?-866)</i></span></td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="tozan" alt="tozan" src="http://zensotoreims.fr/images/tozan.png" />Tôzan<i class="date">(807-869)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2">&#8230;</td>
<td colspan="2"><span class="cadre_maitre_soto"><img class="image" title="sosan" alt="sosan" src="http://zensotoreims.fr/images/sosan.png" />Sôsan<i class="date">(?)</i></span></td>
</tr>
<tr>
<td class="trait"></td>
<td></td>
<td class="trait"></td>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td colspan="2"></td>
<td colspan="2">&#8230;</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<blockquote class="citation"><p>Il suffit qu&rsquo;il n&rsquo;y ait ni amour ni haine pour que la compréhension apparaisse claire, comme la lumière du jour dans une caverne.<span class="legende"><em>- Maître Sôsan -</em></span></p></blockquote>
<blockquote class="citation"><p>Comme en vous contemplant dans le miroir, la forme et le reflet se regardent&#8230;Vous n&rsquo;êtes pas le reflet mais le reflet est vous.<span class="legende"><em>- Maître Tôsan -</em></span></p></blockquote>
<p>Outre <span class="enevidence"><b>Sôsan et Tôsan</b></span> dont les premières syllabes lui ont donné son nom, l&rsquo;école Zen Sôtô s&rsquo;accorde à estimer <span class="enevidence"><b>Dôgen et Keizan</b></span> comme <strong>fondateurs particulièrement féconds</strong>.</p>
<p><img class="image" alt="dogen" src="http://zensotoreims.fr/images/dogenNB.jpg" /><br />
<span class="legende">Maître Dogen, le fondateur du zen japonais.</span></p>
<p><strong>L&rsquo;essence de l&rsquo;école Sôtô</strong> est arrivée de Chine pendant la période Kamakura, il y a huit cents ans, par <span class="enevidence"><strong>Koso Dôgen Zenji</strong>.</span></p>
<p><img class="image" alt="keizan" src="http://www.zensotoreims.fr/images/keizan.png" /><br />
<span class="legende">Maître Keizan, le grand réformateur.</span></p>
<p>Le quatrième patriarche japonais de l&rsquo;école Sôtô est <strong><span class="enevidence">Taiso Keizan Zenji</span></strong> qui a joué un rôle important en améliorant la façon d&rsquo;enseigner, <em>permettant ainsi à l&rsquo;école de se développer</em>.</p>
</div>
<p><a class="ancre" name="heritage"></a></p>
<h2>L&rsquo;HERITAGE</h2>
<div class="morceau"><img class="image" alt="" src="http://www.zensotoreims.fr/images/taisen_deshimaru.png" /><span class="legende">Maître Taisen Deshimaru</span>Dans la lignée de ces grands maîtres se situe tout naturellement  <span class="enevidence"><a class="lien_unique" title="deshimaru" href="liens.html#maitre_deshimaru"><b>Maître Deshimaru</b></a></span><span style="color: #333333; font-size: 13px; line-height: 19px;">.</span></p>
<p>Yasuo Deshimaru est né au Japon en 1914, et vint <strong>semer la graine du zen en Occident</strong> de <span class="enevidence">1967 à 1982</span>.Après sa mort prématurée il reçut le nom de <span class="enevidence">Taisen, <cite>&lsquo;celui qui a ouvert la montagne&rsquo;</cite></span>.</p>
<p>Il est considéré comme <strong>le Bodhidharma des temps modernes</strong>, l&rsquo;homme qui <span class="enevidence">diffusa largement <em>le zen</em></span><em> dans une nouvelle terre et hors des temples</em>.Il contribua à <strong>répandre la pratique de zazen</strong> en <span class="enevidence">stimulant la création de nombreux dojos et en animant des sesshins</span><br />
partout en Europe.</p>
<p><img class="image" alt="" src="http://www.zensotoreims.fr/images/gendronniere.jpg" /><br />
<span class="legende">Temple de la Gendronnière</span></p>
<p>Il publia également de nombreux ouvrages pour faire mieux connaître le zen au grand public, sans jamais ménager son énergie,<br />
et <span class="enevidence">créa le plus grand temple d&rsquo;Europe, <a class="lien_unique" href="liens.html#gendronniere">la Gendronnière</a></span>.</p>
<p><img class="image" alt="" src="http://www.zensotoreims.fr/images/roland.png" /><br />
<span class="legende">Maître Roland Yuno Rech</span></p>
<p><span class="enevidence"><b>Maître Roland Yuno Rech</b></span> reçut la transmission de<br />
<span class="enevidence">Maître Niwa Renpo Zenji</span>, la plus haute autorité japonaise du zen Sôtô, en 1984, en lieu et place de Maître Deshimaru qui n&rsquo;en eut pas le temps.</p>
<p>Il anime de nombreuses sesshins en Europe comme le faisait son propre Maître et a <span class="enevidence">rédigé plusieurs ouvrages</span><br />
dont on consultera utilement les références<br />
<span class="enevidence"><a class="lien_unique" href="liens.html#maitre_roland_rech">ici</a></span>.</p>
<p>Il est vice-président de <a class="lien_unique" href="liens.html#azi">l&rsquo;Association Zen Internationale</a>.Il a également fondé le temple <a class="lien_unique" href="liens.html#gyobutsuji">Gyobutsu Ji</a> à Nice ainsi que <a class="lien_unique" href="liens.html#abze">l&rsquo;Association Zen d&rsquo;Europe</a>.</p>
</div>
</div>
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		<title>HOKYO ZAN MAI</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jul 2013 10:07:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans l'Hokyo Zan Mai, Maître Tozan compare la condition de l'esprit pendant zazen à un miroir rond dans lequel tous les phénomènes se reflètent.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Comme un bol rempli de neige, comme un héron caché dans le clair de lune, ils sont semblables mais non identiques.</p>
<div id="attachment_259" style="width: 209px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://yogabelgium.be/hokyo-zan-mai/tozan/" rel="attachment wp-att-259"><img class="size-full wp-image-259" alt="Maître Tozan" src="http://yogabelgium.be/wp-content/uploads/2013/06/tozan.png" width="199" height="199" /></a><p class="wp-caption-text">Maître Tozan</p></div>
<p>Dans l&rsquo;Hokyo Zan Mai, <strong>Maître Tozan</strong> compare la condition de l&rsquo;esprit pendant zazen à un <strong>miroir rond</strong> dans lequel <em>tous les phénomènes se reflètent</em>.</p>
<p>En effet, notre esprit peut prendre toutes les formes, mais au fond il est <strong>sans forme</strong> propre. Il est pareil à l&rsquo;eau qui devient tantôt de la glace, tantôt de la pluie, de la brume, un torrent, un océan&#8230;</p>
<p>Maître Tozan est<strong> l&rsquo;un des deux fondateurs</strong> qui ont donné son nom au zen <strong>Soto</strong>: <em><strong>So</strong></em>san et <em><strong>To</strong></em>zan.</p>
<p>On peut trouver une <a title="hokyo zan mai" href="http://www.zen-azi.org/node/272" target="_blank">version complète</a> de l&rsquo;Hokyo Zan Mai sur le site de l&rsquo;<strong>Association Zen Internationale</strong>.</p>
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