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	<title>ZEN SOTO REIMS &#187; conférence</title>
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	<description>Dojo Zen Soto de Reims</description>
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		<title>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 20:56:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[méditation]]></category>
		<category><![CDATA[zazen]]></category>

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		<description><![CDATA[Pratiquer la Voie, c’est s’étudier soi-même.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
<blockquote><p>Pratiquer la Voie, c’est s’étudier soi-même.</p>
<p>S’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même.</p>
<p>S’oublier soi-même, c’est être certifié par toutes les existences du cosmos.</p>
<p align="center"><em>Maître Dogen</em></p>
</blockquote>
<p>Il est sans doute temps de répondre aux questions de départ à la lumière de ce qu’on a exposé sur zazen :</p>
<ul>
<li>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</li>
<li>Comment résoudre la dualité ?</li>
<li>Comment étancher notre soif d’absolu ?</li>
<li>Comment redonner du sens à notre vie ?</li>
<li>Comment guérir l’esprit ?</li>
<li>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</li>
<li>Comment retrouver un esprit neuf ?</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1)    Un esprit souple</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</p>
<p>En réalité, comme on l’a vu, on utilise le corps et la respiration pour parvenir à contrôler la conscience, et en particulier le mental-singe. C’est fondamental car comme le disait Maître Deshimaru, « si on cherche à contrôler l’esprit par l’esprit, c’est comme ajouter du bois dans le feu. » Donc voilà le point d’appui essentiel pour se libérer de la souffrance.</p>
<p>Mais surtout, fondamentalement, pour se libérer de la souffrance il faut… ne pas la fuir ! Donc accepter tout ce qui apparaît, et en voir instantanément le caractère illusoire. C’est cela, à chaque instant, qui est libérateur : le lâcher-prise. Au début ce lâcher-prise est difficile, on a l’impression de perdre quelque chose, comme une main qui s’ouvre, mais quand la main est ouverte, on possède tout… et on est libre.</p>
<p>Quand il fait chaud, il fait chaud. Donc pour se libérer de l’engrenage il faut commencer par accepter complètement l’engrenage.</p>
<p>Voilà le fondement de notre pratique, c’est-à-dire ne pas rajouter le mécontentement du mental à une situation même difficile. Par conséquent, on reste complètement dans l’engrenage, on le laisse se produire, mais on s’en distancie comme si on était dans l’œil du cyclone. A ce moment-là, progressivement, dans notre zazen, et au cours d’une vie de pratique, du « jeu » apparaît dans l’engrenage: entre les pensées apparaît la vacuité. Il devient possible de trancher facilement un train de pensées en l’observant, en lâchant prise.</p>
<p>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</p>
<p>L’esprit devient alors moins coagulé, moins crispé, il redevient souple, comme lorsque nous étions de petits enfants : disponible pour ce qui est, présent, attentif, ouvert. On peut ainsi se libérer de nos conditionnements, de nos vues étriquées, de tout ce qui nous lie et nous entrave (bonnos).</p>
<p>Comment résoudre la dualité ?</p>
<p>Ceci est instantanément réalisé en zazen puisque nous revenons à la conscience claire de notre présence dans l’univers. C’est le retour à l’unité.</p>
<p>Comment étancher notre soif d’absolu ?</p>
<p>En voyant que nous sommes nous-mêmes infinis, et en s’harmonisant avec cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2)    Une vision claire</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque nous revenons en contact avec la réalité, en cessant de projeter sans cesse nos illusions, c’est comme si le film de notre mental s’apaisait. A partir de ce peu d’activité, une vision claire apparaît : on peut percevoir la réalité telle qu’elle est. C’est la vision juste du Bouddha. Pas seulement de Shakyamuni, nous pouvons aussi la réaliser.</p>
<p>Comment retrouver un esprit neuf ?</p>
<p>Par exemple nous entendons véritablement les sons, sans plaquer toute notre « expérience » sur ce qui est là. Nous voyons les couleurs dans leur véritable chatoiement. La pensée aussi évidemment devient plus claire, plus rationnelle. L’intuition se développe également, tout le cerveau est rééquilibré, on n’est plus étouffé par nos propres sécrétions mentales.</p>
<p>Le Bouddha était très rationnel, on voit que sa compréhension de la réalité était quasi-scientifique. De même tous les grands maîtres tels que par exemple Dogen qui a écrit sur « l’être-temps », l’unité de l’existence, du temps et de l’énergie, exactement ce qu’a défini Einstein six siècles plus tard par d’autres moyens bien sûr.</p>
<h2>3)    La vie d’un point de vue éveillé</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment guérir l’esprit ?</p>
<p>Lorsqu’on n’a plus à défendre. S’appuyer sur le corps est très important. Dans notre pratique, nous nous concentrons bien sûr sur zazen, mais aussi toutes les attitudes dans le dojo sont importantes ; comment se déplacer, saluer, chanter, revêtir et enlever nos vêtements etc.</p>
<p>Mais aussi lorsqu’on expérimente une journée de zazen ou une sesshin (plusieurs journées de zazen consécutives), on est amené à se concentrer exactement sur chaque moment de la journée : comment manger, comment marcher, quand se reposer, etc.</p>
<p>La manière zen est simple mais difficile à pratiquer si on est agité : si on balaie, on balaie. Si on fait une chose, on la fait complètement, en mettant toute son énergie. Cependant on garde l’esprit disponible et ouvert. Ce n’est pas contradictoire, au contraire. Comme en zazen, on perçoit tout son environnement, le bruit etc. On n’est pas absorbé comme des chercheurs dans un laboratoire (du moins l’idée qu’on s’en fait).</p>
<p>Lorsqu’on mobilise l’attention ainsi, en observant constamment son corps et sa respiration, l’esprit redevient libre, paisible et souple. C’est ce qu’on peut appeler guérir l’esprit.</p>
<p>La même vie, le même monde, sont source d’enfer ou de paradis.</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
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		<title>L&#8217;ESPRIT EN ZAZEN</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 20:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
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		<category><![CDATA[La Pratique]]></category>
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		<description><![CDATA[L'esprit en zazen nous permet de dépasser toutes nos limitations.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
<blockquote>
<h3>L&rsquo;esprit en zazen nous permet de dépasser toutes nos limitations.</h3>
</blockquote>
<h2></h2>
<h2>1)    L’esprit mushotoku</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      Ne rien chercher, ne rien fuir :</p>
<p>La pratique de zazen repose fondamentalement sur une attitude juste : ce qu’on appelle « mushotoku » en japonais, autrement dit « sans intention ». L’action que l’on mène en zazen, qui est « posture » donc par définition « action suspendue » est gratuite, désintéressée, elle se satisfait, elle ne vise aucun but.</p>
<p>C’est même précisément lorsque nous abandonnons tout but que nous pouvons immédiatement nous éveiller. En zazen, il ne faut pas chercher à faire le vide, ni chercher à développer une réflexion sur un sujet précis, même pas sur les enseignements du Bouddha comme nous le faisons ici.</p>
<p>-      Ne rien obtenir :</p>
<p>On dit qu’en zazen  il n’y a rien à obtenir. Ça ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait pas d’effets à la pratique de la méditation. Cependant pourquoi n’y a-t-il rien à obtenir ? Simplement parce que nous sommes d’ores et déjà en unité avec l’univers. La sensation d’en être séparé provient de ce que notre esprit est agité par mille pensées, et que nous perdons de vue que tout est déjà là : c’est comme une vitre qui est salie, on ne voit plus à l’extérieur ; si on la nettoie, on voit tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2)    Un rythme de pensées différent</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque nous nous oublions dans la concentration sur le corps et la respiration, peu à peu nos pensées s’apaisent. Quand on approfondit le zazen, la pensée et la non-pensée se succèdent. On découvre la nature véritable de nos pensées : la vacuité. Cette vacuité signifie que tout est sans substance propre, tout est seulement transformation.</p>
<p>Voyant les nuages dans le ciel, nous pensons que chacun a une forme bien précise, solide, réelle. Mais lorsqu’ils passent devant la lune on voit que cette forme n’existe pas, c’est seulement des gouttelettes d’eau en transformation, rien n’est immuable.</p>
<p>A partir de cette attitude, on peut stopper le mécanisme de la pensée effrénée qui nous assaille parfois au quotidien. On arrête de juger, de classer, de trier, de comparer, de projeter… bref on stoppe l’activité du cerveau gauche, le cerveau du langage. Notre cerveau se rééquilibre et s’oxygène, ce qui est favorisé par la posture de la tête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3)    La conscience hishiryo</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette conscience en zazen montre bien que notre esprit n’est pas limité par nos pensées. Au fond, notre esprit est vaste, très vaste même puisque notre véritable nature remplit tout l’univers. C’est là le paradoxe que le zen nous permet de dépasser : nous sommes à la fois un corps-esprit limité, une toute petite vague à la surface de l’océan, mais nous sommes aussi complètement infinis, il n’y a aucune séparation réelle nulle part. Aussi notre activité devient l’activité de l’univers lui-même. Nous redevenons ce que nous sommes profondément : connecté(e) à tout, le tout, c’est ce qu’on appelle Bouddha.</p>
<p>Cela s’accompagne du processus qu’on appelle éveil : chaque phénomène qui surgit dans la conscience est accueilli, vu puis abandonné (on dit qu’on laisse passer tous les phénomènes) : on peut le voir dans sa nature véritable, s’éveiller à la réalité de notre vie qui est impermanence, interdépendance et vacuité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4)    Déjouer l’ego</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>En observant tout notre contenu mental, on peut finalement parvenir au point où on constate que ce que nous prenons pour un « moi » fixe, indépendant de tout le reste, séparé, immuable, n’a pas de réalité propre. Cette vision juste, loin de provoquer la panique que peut constituer cette découverte à l’approche de la mort, et qu’on associe à un nihilisme, est complètement libératrice.</p>
<p>Ce n’est pas nihiliste parce qu’il y a bien quelque chose, comme les 12 maillons de l’interdépendance l’ont montré, mais ce quelque chose n’est pas fixe, il est en perpétuelle évolution.</p>
<p>Lorsqu’on n’a plus à défendre un « moi » et un « mien » contre le reste du monde, la vie devient légère, on se ressent centré, équilibré, à sa juste place. On peut savourer le fait d’être vivant. C’est aussi ce point de départ qui inspire les valeurs du bouddhisme telles que la joie spirituelle, la compassion, la solidarité… on peut alors vivre sa vie davantage en harmonie.</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
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		<title>L&#8217;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 20:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
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		<description><![CDATA[Notre vie quotidienne elle-même fait surgir le questionnement et l'observation des 12 chaînons de l'interdépendance.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
<blockquote>
<h3>Notre vie quotidienne elle-même fait surgir le questionnement et l&rsquo;observation des 12 chaînons de l&rsquo;interdépendance:</h3>
</blockquote>
<h2></h2>
<h2>1)    La souffrance</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      La séparation de l’ego avec le monde</p>
<p>D’où vient la souffrance ?</p>
<p>Au commencement du langage, de ce que nous appelons la conscience (<strong>Shiki = La conscience</strong>), le petit enfant construit son identité en se concevant comme séparé du reste du monde.</p>
<p>C’est ainsi qu’apparaît la pensée (<strong>Myoshiki</strong>), cette analyse du Bouddha est confirmée par la psychologie moderne. Cette séparation s’accompagne de la frustration, c’est la phase du « non », phase d’opposition, et cette séparation provoque une grande frustration. La sensation du « paradis perdu ».</p>
<p>La souffrance désigne dans le bouddhisme <span style="text-decoration: underline;">la souffrance mentale</span>, et non la douleur physique (<strong>Ju  = la sensation, : plaisir, déplaisir, douleur</strong>). La pensée crée une souffrance spécifique à l’être humain, que les animaux ne ressentent sans doute pas. Par exemple, souffrance de trop penser, d’être envahi, sous pression ; souffrance de se sentir pris dans un engrenage : engrenage de pensées, engrenage de notre vie quotidienne où nous devons remplir une fonction.</p>
<p><em>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</em></p>
<p>Avec le langage apparaissent les désirs (<strong>Ai = la soif ou le désir</strong>)  et la volonté de saisir (<strong>Shu  = l’attachement : s’emparer, s’approprier</strong>). A cause de cette volonté de saisir, de nombreuses souffrances apparaissent. C’est le mécanisme de la publicité : créer un désir, engendrer une frustration de ne pas posséder, dont on se « libérerait » par l’achat de l’objet convoité.</p>
<p>-      La dualité</p>
<p>Comme nous nous sommes construits en nous opposant, il y a « moi » et « le monde », « le bien » et « le mal », ce que « j’aime » et ce que « je n’aime pas ». Le langage est construit sur des couples de contraires. A cause de ces contraires, nous ressentons des contradictions, qui nous bloquent parce que la réalité est au-delà des contraires. La pensée occidentale bute sur des impasses. Un arbre par exemple n’est ni « bon » ni « mauvais ».</p>
<p>Dans notre vie, nous ressentons des contradictions, et souvent nous n’arrivons pas à les surmonter. Nous parvenons par conséquent difficilement à accepter des opinions différentes des nôtres ; si « moi j’ai raison » alors l’autre a forcément tort.</p>
<p><em>Comment résoudre la dualité ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      La soif spirituelle (dukkha)</p>
<p>Finalement, on souffre de ne plus se sentir en unité avec le monde. Le bébé fusionnait avec sa mère, et il doit se construire dans l’adversité. On a « soif » mais quelle est au fond cette soif ? Comme le chante Alain Souchon, « On a soif d’idéal ».</p>
<p>Autrement dit on a fondamentalement soif de restaurer l’unité avec l’univers. Par compensation, l’idéal devient très élevé, comme les cathédrales : comme on se sent écrasé, poussé vers la terre, on veut s’élever haut dans le ciel. Il se crée donc encore une séparation entre notre réalité quotidienne et nos rêves ou ambitions, notre idéal qui nous semble hors d’atteinte. « Ah, ce serait bien si j’étais Bouddha, mais ce n’est pas possible je suis trop imparfait(e). »</p>
<p><em> Comment étancher notre soif d’absolu ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2)    La confusion</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      La confusion intérieure (chaos) :</p>
<p>A cause de la multitude des pensées : désirs, souvenirs, projets, ambitions, regrets… la vie intérieure se complique, et finit par former une sorte d’écran entre soi et le monde. Comme de la saleté qui s’accumule sur une vitre. Parfois nous « ne savons plus où nous en sommes ». Nous n’arrivons plus à démêler nos sentiments intérieurs, nos sensations : on se sent triste « sans raison » par exemple, ou au contraire on est exalté sans savoir pourquoi…</p>
<p>La civilisation encourage la profusion, la surcharge de stimuli (<strong>Soku = Le contact, la réunion sujet/objet</strong>) : Les organes des sens sont saturés, engendrant un sentiment de lassitude, de fatigue nerveuse. On rêve alors de s’évader de la vie, ce qui fait aussi l’objet de commercialisation : objets commerciaux touristiques empaquetés.</p>
<p>Du coup, on produit en gaspillant énormément de ressources. Le découpage des tâches engendre une sensation de « dépersonnalisation » qui prive notre activité de son sens.</p>
<p><em>Comment redonner du sens à notre vie ?</em></p>
<p>-      La confusion de l’esprit et de la pensée</p>
<p>Depuis les philosophes du siècle des lumières, eux-mêmes prenant appui sur la civilisation gréco-romaine, en particulier Descartes dont nous nous revendiquons, on estime que la pensée est complètement séparée du corps, mais aussi que tout l’esprit est dans la pensée. Or quand la pensée devient elle-même souffrance, on peut dire que l’esprit est malade, alors…</p>
<p><em>Comment guérir l’esprit ?</em></p>
<p>-      La confusion de la vie et de la fatalité</p>
<p>A cause de la pression que l’on subit au quotidien pour se conformer à ce que la société attend de nous, à la fois en tant que travailleur, mais que consommateur, mais même jusque dans notre vie privée, on se sent rangé dans des cases, prisonnier d’un rythme infernal comme le rat qui tourne dans sa cage.</p>
<p>On ressent alors une fatalité : notre esprit ressasse les mêmes pensées, on adopte des attitudes réflexes, on suit des routines pour économiser l’énergie dans notre journée de travail. On peut donc croire qu’on est prisonnier de ses habitudes et qu’il est très difficile de changer. Nous sommes menés par notre « esprit de singe » qui saute de branche en branche. C’est l’esprit de profit, qui cherche à s’approprier la réalité.</p>
<p><em>Comment se libérer de l’esprit de singe ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3)    L’esprit « ushotoku » :</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      Avoir un but :</p>
<p>Dans notre vie quotidienne, la plupart du temps nos actions sont <span style="text-decoration: underline;">motivées par un but</span>, qu’il soit conscient ou inconscient. Nous agissons « en vue de… ». Nous sommes environnés de machines qui nous dépossèdent de nos actions. Nous ressentons donc que seulement lorsque nous sommes en vacances loin de la civilisation, nous pouvons alors nous promener sans but par exemple.</p>
<p>Il ne nous vient pas à l’idée que la vie puisse être un jeu, comme elle l’est pour les enfants. Alors parfois on a la « nostalgie de l’insouciance ». On est même amené à nourrir des buts contraires : on veut plaire à son patron en restant plus longtemps au travail, mais on veut aussi être disponible pour sa famille… on ressent une <span style="text-decoration: underline;">contradiction</span>, une <span style="text-decoration: underline;">tension</span>. On nous demande plus, mais on rencontre nos limites.</p>
<p>On veut être plus productif  pour gagner du temps, mais cela débouche sur encore plus d’exigence de la part du client… les flux aussi deviennent « tendus ». On veut satisfaire autrui mais cela va à l’encontre de nos propres désirs. Il y a cette « toile » de désirs tissée par chacun qui tire dans tous les sens.</p>
<p>-      Etre conditionné par ses « propres » désirs :</p>
<p>Souvent on ne remet pas en question nos désirs ; sont-ce réellement « nos » désirs ou plutôt ceux que la civilisation a créé pour nous ? Est-ce que j’ai réellement besoin de ce nouveau produit que je désire pourtant ? Et d’où vient ce désir ?</p>
<p>On n’a même plus conscience d’être influencé, parce que nous admettons comme un fait que nous avons besoin des objets les plus récents, comme un téléphone, une tablette, une voiture avec un tas d’options inutiles. Nous sommes ensevelis sous les options inutiles : au supermarché, dans nos mails, dans nos « écrans électroniques », lorsque nous utilisons une application etc. Non seulement nous sommes conditionnés, mais aussi nous sommes en quelque sorte téléguidés.</p>
<p><em>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4)    Les trains de pensée</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>-      Les habitudes de pensée:</p>
<p>Lorsque nous contractons une habitude mentale : opinion, procédure, manière de considérer un pan entier de la réalité… nous nous empressons de nous appuyer dessus régulièrement. Nous traitons ainsi une situation en faisant appel au « train de pensée » habituel qui nous offre un certain confort car il permet de dérouler une procédure étape par étape.</p>
<p>Les applications informatiques sont construites de la sorte, à partir d’un fonctionnement binaire : si… alors. Si la personne qui me parle veut ça, alors je fais ça etc. Il est telle heure, alors je fais ci. Si quelqu’un est de mon milieu social ou de mon environnement professionnel, je suis agréable avec lui, sinon je me méfie etc. Si bien que nous développons nos propres « routines » comportementales, et nous n’avons même pas conscience de restreindre nous-mêmes de la sorte notre propre créativité.</p>
<p>-       L’ornière:</p>
<p>Ces « trains de pensée » sont ce qu’on appelle habituellement le karma, c’est-à-dire la trace laissée par nos actions répétées, en fait l’ornière du karma. Nous entretenons de la sorte de la souffrance, bien souvent inconsciemment. Là encore, cette vision a été largement confirmée par les sciences de l’esprit : psychologie, psychanalyse, thérapies diverses…</p>
<p><em>Comment retrouver un esprit neuf ?</em></p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
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		<title>LA COPRODUCTION CONDITIONNEE</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 20:35:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[bouddhisme]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[La Pratique]]></category>
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		<category><![CDATA[zen]]></category>

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		<description><![CDATA[Compte-rendu de la conférence "zen et vie quotidienne" du 26/10/2013]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p align="center">Heijo shin kore do. (L’esprit ordinaire est la Voie.)               <em>Maître Nansen</em></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<p>Compte-rendu de la conférence &laquo;&nbsp;zen et vie quotidienne&nbsp;&raquo; du 26/10/2013</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
<p>La pratique du zen, et donc de zazen, la méditation zen, s’est transmise depuis le Bouddha Shakyamuni. En tant que telle, elle est la source vivante et renouvelée de son expérience. C’est cette expérience qui l’a conduit à enseigner, et à transmettre sa pratique, ce qu’on a appelé « faire tourner la roue du Dharma ». Précisons tout de suite que le zen n’est pas une philosophie, mais à la fois une expérience et un ensemble de pratiques issues et/ou formant cette expérience, autrement dit si on veut c’est comme une recette de cuisine : si on ne la réalise pas ça n’a aucun intérêt intellectuel, c’est pour cela qu’on l’appelle « pratique ».</p>
<p>Examinons la relation de notre esprit ordinaire à l’enseignement du Bouddha. Autrement dit, en quoi l’enseignement du Bouddha peut-il être pertinent pour nous ici et maintenant, dans notre vie de tous les jours, plus de 2500 ans après ?</p>
<p>Voici un aperçu de l’un de ses enseignements fondamentaux, les 12 maillons d’interdépendance, également désignés sous le terme de &laquo;&nbsp;coproduction conditionnée&nbsp;&raquo;:</p>
<ol>
<li>Mumyo = l’ignorance</li>
<li>Gyo = l’action, les formations karmiques</li>
<li>Shiki = La conscience</li>
<li>Myoshiki = Le nom et la forme : les cinq agrégats = corps, sensations, perceptions, formations mentales, pensée</li>
<li>Sho = les six sens incluant la pensée</li>
<li>Soku = Le contact, la réunion sujet/objet</li>
<li>Ju  = la sensation, : plaisir, déplaisir, douleur</li>
<li>Ai = la soif ou le désir : manque provoqué par la sensation</li>
<li>Shu  = l’attachement: s’emparer, s’approprier</li>
<li>U = le devenir, l’existence : la volonté de renaître</li>
<li>Sho = la renaissance</li>
<li>Roshi = La vieillesse et la mort</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sans doute qu’avec ça nous ne semblons pas pour le moment particulièrement plus avancés. Alors partons plutôt d’un questionnement issu de notre vie quotidienne. Cependant vous verrez qu’en cours de route on peut identifier ces chaînons.</p>
<p>Dans un premier temps soulevons un certain nombre de questions dans leur contexte concret, que voici :</p>
<ul>
<li><em>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</em></li>
<li><em>Comment résoudre la dualité ?</em></li>
<li><em>Comment étancher notre soif d’absolu ?</em></li>
<li><em>Comment redonner du sens à notre vie ?</em></li>
<li><em>Comment guérir l’esprit ?</em></li>
<li><em>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</em></li>
<li><em>Comment retrouver un esprit neuf ?</em></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans un second temps tâchons d’expliquer comment l’esprit fonctionne en zazen, ce qui est assez délicat car le décrire ne permet pas de l’expérimenter, mais c’est le point de départ fondamental évidemment. Zazen est l’essence du zen, mais aussi de la Voie du Bouddha. Sans zazen, pas de zen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans un troisième temps voyons comment le zen nous aide concrètement à résoudre toutes ces questions. Le point de départ est celui du Bouddha Shakyamuni : la souffrance.</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
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		<title>UNE JOURNEE ORDINAIRE</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/</link>
		<comments>http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Aug 2013 19:03:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SOTO ZEN]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[Dharma]]></category>
		<category><![CDATA[méditation]]></category>
		<category><![CDATA[temple]]></category>
		<category><![CDATA[Voie]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article conclut le séminaire qui s'est tenu à Godinne en été 2013 et posait la question de comment être moine ou nonne aujourd'hui.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="atelier_responsables_godinne">
<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<h2>NAVIGATION</h2>
<div class="morceau">
<ol>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/un-avec-la-voie/">UN AVEC LA VOIE</a><span class="legende">Comment les moines et nonnes s&rsquo;harmonisent avec l&rsquo;unité</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/zen-et-vie-quotidienne/">ZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a><span class="legende">Pratiquer le zen dans le monde moderne</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/">REGLES DE DOGEN</a><span class="legende">Le corpus des règles du temple d&rsquo;Eihei-Ji</span></li>
<li style="text-align: center;">-&gt; UNE JOURNEE ORDINAIRE<span class="legende">Etablir la pratique dans le quotidien</span></li>
</ol>
</div>
<h2>CONCLUSION DU SEMINAIRE</h2>
<div class="morceau">
<p><img class="image" alt="" src="http://zensotoreims.fr/images/dokan.png" /></p>
<p>L&rsquo;esprit du séminaire était d&rsquo;apporter <strong>une source d&rsquo;inspiration</strong> pour créer une manière juste pour vivre une vie de <em>moine ou de nonne zen ici et maintenant</em>, qui s&rsquo;harmonise avec et par l&rsquo;esprit de zazen.</p>
<p>Il ne s&rsquo;agit pas de transplanter directement et aveuglément des règles et des manières issues du Japon du Moyen-Age, mais de <strong>connaître les sources de la tradition ze</strong>n assez profondément pour les adapter.</p>
<p>Etre moine ou nonne aujourd&rsquo;hui signifie: <em>Comment pratiquer la Voie du Bouddha dans la vie quotidienne</em>? En étant <strong>un avec la Voie</strong>. Pour cela, il semble que la moindre des choses, c&rsquo;est de pratiquer zazen <strong>tous les jours</strong>. Si on s&rsquo;inspire de la journée d&rsquo;un temple, alors on se lève et on commence par zazen, ce qui donne la vibration de la journée.</p>
<p>Justement le plus simple peut-être pour servir de guide est de suivre le <em>déroulement d&rsquo;une journée ordinaire</em>.</p>
</div>
<h2>LA JOURNEE DE PRATIQUE</h2>
<div class="morceau">
<blockquote><p>Bodaishin kore do, heijo shin kore do.</p></blockquote>
<p><strong>L&rsquo;esprit d&rsquo;éveil n&rsquo;est autre que l&rsquo;esprit quotidien</strong>. Comment donc nourrir notre pratique d&rsquo;éveil dans notre journée quotidienne?</p>
<p>Comme on l&rsquo;a vu, <strong>on commence par zazen</strong>, même quelques dizaines de minutes, ce qui est possible et en accord avec notre travail. Après zazen, on peut chanter le <strong>sutra du kesa</strong>, ou les quatre voeux du bodhisattva en français si l&rsquo;on souhaite, et revêtir par exemple le <strong>rakusu</strong>. Puis terminer notre séance de méditation par <strong>sampai</strong>. On ne précise pas si on va se laver avant ou après, c&rsquo;est à chacun(e) de voir ce qui lui convient.</p>
<p>Ensuite vient le moment du petit-déjeuner: on peut chanter un <strong>abrégé du sutra des repas</strong>. L&rsquo;important est de considérer la nourriture comme un <strong>don du cosmos</strong>, et donc d&rsquo;éprouver de la <em>reconnaissance</em> pour tous ceux qui y ont contribué. La pratique traditionnelle consiste à réfléchir pour vérifier si notre vertu et notre pratique le méritent.</p>
<p>On peut ainsi <strong>contrôler notre avidité</strong> physique, mais aussi intellectuelle, et revenir à la condition normale. C&rsquo;est le respect de la différence entre besoin et désir. Il s&rsquo;agit aussi de garder la <strong>santé de notre corps</strong>, de ne pas se mortifier.</p>
<blockquote><p>Dans ce monde impermanent, puissions-nous vivre comme une fleur de lotus dans un étang boueux.</p></blockquote>
<p>A la fin, l&rsquo;esprit religieux est seulement de s&rsquo;incliner en gasshô. Le sens de notre pratique est de développer <strong>Bodaishin</strong>, l&rsquo;esprit saint, l&rsquo;esprit d&rsquo;éveil: devenir des éveillés, des saints <strong>non seulement en zazen</strong>, mais aussi dans toute notre vie.</p>
<p>A travers toute notre pratique nous exprimons la <strong>non-dualité</strong>, ce qui donne du sens à notre vie. <em>Particulièrement pour les jeunes</em>, nous pouvons être un moteur d&rsquo;espoir car notre civilisation nous <strong>intoxique</strong> à travers notre mental, notre cerveau gauche prédominant.</p>
</div>
<h2>CONCLUSION</h2>
<div class="morceau">
<p>Le plus fondamental est d&rsquo;<strong>être dans son corps</strong>, d&rsquo;être présent dans son corps et sa respiration, à travers toutes les petites actions de notre vie quotidienne. Ce que nous rejetons en général comme des corvées doit au contraire être vu comme une <strong>occasion de pratiquer avec le corps</strong>. Les tâches manuelles, se dispenser de voiture quand on le peut, marcher, tout cela est l&rsquo;occasion de revenir à la conscience du <strong>souffle</strong>. On atténue ainsi la dispersion des informations qui nous met dans un état d&rsquo;agitation permanent.</p>
<p>La plupart du temps nous faisons une chose <em>pour un résultat</em>, et nous trouvons quasiment absurde de faire une chose pour elle-même. Etre moine consiste à <strong>faire les choses pour elles-mêmes</strong>, et cela s&rsquo;applique particulièrement au travail.</p>
<p>Même si on n&rsquo;a pas forcément choisi toutes les tâches que l&rsquo;on réalise dans sa vie professionnelle, on peut les réaliser du mieux possible <strong>sans arrière-pensée</strong>, en rendant aux autres le meilleur service possible.</p>
<p>Même dans une entreprise concentrée sur les profits financiers, il est possible d<strong>&lsquo;influencer notre entourage</strong> en agissant de la sorte. Tous les gestes du quotidien deviennent aussi <strong>conscience de l&rsquo;interdépendance</strong> et donc reflètent une écologie globale. La qualité de notre comportement avec les autres est aussi l&rsquo;occasion de pratiquer les six <strong>paramitas</strong>. Le moine les fait passer avant toute chose.</p>
<p>Sortir du nihilisme et du sentiment d&rsquo;inutilité ou d&rsquo;absurdité de la vie sociale nécessite l&rsquo;introduction des valeurs du zen; les préceptes et les paramitas: le <strong>don</strong>, la <strong>sagesse</strong>, la <strong>patience</strong>, l&rsquo;<strong>énergie</strong>, la <strong>concentration</strong>, l&rsquo;<strong>équanimité</strong>.</p>
<p>D&rsquo;autre part, souvent ce qui crée la souffrance mentale n&rsquo;est<em> pas le problème en lui-même</em> mais l&rsquo;opinion qu&rsquo;on a sur le problème. Nous devons donc <strong>promouvoir des valeurs positives</strong>. C&rsquo;est aussi pour cela qu&rsquo;il y a des sutras pour le lavage et la salle de bains: pour que ces situations banales deviennent des occasions positives de s&rsquo;éveiller complètement. La concentration doit toujours être ouverte et <strong>sans intention</strong>. Il est nécessaire d&rsquo;<em>équilibrer concentration et observation</em>, et de bien réfléchir aux conséquences de nos actes.</p>
<p>A nous de montrer à autrui comment il peut s&rsquo;aider lui-même. Dans la Voie du zen, on ne fait pas les choses par devoir mais en unité pour le vivre pleinement et accomplir une action nous satisfait.</p>
<p>Il est décidé qu&rsquo;il y aura à chaque sesshin un <strong>atelier zen et vie quotidienne</strong> élargi à toute la sangha, car finalement la problématique d&rsquo;<em>harmoniser vie quotidienne et pratique de la Voie</em> concerne <strong>tous les pratiquant</strong>s, et non seulement les moines et les nonnes.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>REGLES DE DOGEN</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/</link>
		<comments>http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 01 Aug 2013 09:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SOTO ZEN]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article passe en revue synthétiquement les règles de Dogen édictées pour son temple dans le Eihei Shingi: règles d'un dojo zen, règles de la salle d'étude, règles pour l'administration.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="atelier_responsables_godinne">
<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<h2>NAVIGATION</h2>
<div class="morceau">
<ol>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/un-avec-la-voie/">UN AVEC LA VOIE</a><span class="legende">Comment les moines et nonnes s&rsquo;harmonisent avec l&rsquo;unité</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/zen-et-vie-quotidienne/">ZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a><span class="legende">Pratiquer le zen dans le monde moderne</span></li>
<li style="text-align: center;">-&gt; REGLES DE DOGEN<span class="legende">Le corpus des règles du temple d&rsquo;Eihei-Ji</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/">UNE JOURNEE ORDINAIRE</a><span class="legende">Etablir la pratique dans le quotidien</span></li>
</ol>
</div>
<h2>BENDOHO: LES REGLES DU DOJO</h2>
<div class="morceau">
<p><img class="image" alt="hogejaku" src="http://zensotoreims.fr/images/hogejaku.png" /><span class="legende">Hogejaku, tout abandonner.</span></p>
<p>Le bendoho est le modèle pour la pratique de la Voie. Ho est le Dharma, mais aussi <strong>la règle, le modèle</strong>. Il s&rsquo;agit donc de consignes très précises pour pratiquer zazen dans le dojo avec des estrades et éventuellement des paravents si les pratiquants sont nombreux, pour être toujours <strong>face au mur</strong> et non au dos de quelqu&rsquo;un. <strong>On mange et on dort également dans le dojo</strong> dans ce contexte.</p>
<p>Nous émaillerons notre propos d&rsquo;extraits significatifs du Bendoho de Maître Dogen qui dispensent des considérations générales sur la pratique. Pour commencer:</p>
<blockquote><p>Tous les Bouddhas et les patriarches sont dans la Voie du Bouddha. Le Dharma existe et ils apparaissent. Sans le Dharma, ils n&rsquo;apparaîtraient pas.</p></blockquote>
<p>La Voie est l&rsquo;ordre cosmique, <strong>elle est le préalable</strong> et nous sommes tous déjà dedans. Le Bouddha Shakyamuni nous a montré<strong> comment suivre la Voie, et il l&rsquo;a suivie lui-même</strong>. Les moines et nonnes en particulier doivent donc <strong>devenir des guides</strong> et montrer la Voie par l&rsquo;exemple de leur propre pratique. C&rsquo;est <em>comme dévoiler une route ancienne au milieu de la jungle</em>, ce n&rsquo;est pas créer quelque chose de nouveau.</p>
<p>Nous avons tous à nous incliner <strong>humblement</strong> devant le Dharma. Dogen explique en détail comment pratiquer, c&rsquo;est toujours à l&rsquo;aide de recommandations <strong>très concrètes</strong> qu&rsquo;il nous invite à le suivre. C&rsquo;est vrai en particulier dans le <em>Eihei Shingi</em>; dans le zen, comprendre signifie pratiquer <strong>avec le corps</strong>.</p>
<blockquote><p>Quand la sangha fait zazen, faites zazen. Quand la sangha se couche, couchez-vous. Dans l&rsquo;activité comme dans le calme, un avec la sangha, maintenant et toujours. Etre différent des autres n&rsquo;est pas la conduite des moines.</p></blockquote>
<p>Finalement, <strong>tous les lieux doivent devenir un lieu de pratique</strong>. Il n&rsquo;est pas bon dans la pratique de la Voie de chercher à devenir une personne hors du commun, de se faire remarquer, de mettre en avant ses caractéristiques personnelles, car <em>cela ne permet pas de s&rsquo;harmoniser</em>.</p>
<p>Ce fut difficile pour Dogen en particulier, qui fut <strong>adopté par son oncle et sa tante</strong> qui appartenaient à la cour impériale. L&rsquo;oncle de Dogen souhaitait en faire un <strong>prélat</strong>, un moine bouddhiste de luxe versé dans la politique, et il a dû dans sa jeunesse <strong>complètement couper</strong> avec cela.</p>
<p>De plus il possédait des <strong>qualités intellectuelles</strong> tout-à-fait extraordinaires et précoces: il écrivait des poèmes en chinois à l&rsquo;âge de quatre ans, et devint <strong>très érudit</strong> en matière de littérature. Lorsqu&rsquo;il est devenu un <strong>vrai moine</strong> auprès de son Maître <strong>Nyojo</strong>, il a complètement abandonné tout cela, pour finalement écrire des poèmes à la fin de sa vie, mais ayant tous <strong>trait à la Voie</strong>.</p>
<blockquote><p>Pratiquer la Voie est la pratique-réalisation avant le kalpa du Bouddha. Aussi n&rsquo;attendez pas la grande réalisation, ne vous précoccupez pas de votre réalisation.</p></blockquote>
<p>Nous ne devons <strong>pas rechercher le grand satori</strong>, une prise de conscience directe de la réalité, mais mettre toute notre énergie dans<strong> chaque action en tant que telle</strong>, <em>sans but et sans intention</em>. Voici maintenant un extrait qui concerne plus particulièrement le <strong>zazen du soir</strong>:</p>
<blockquote><p>Revêtez votre kesa, installez-vous dans le dojo et faites zazen. L&rsquo;abbé s&rsquo;asseoit en face de la statue de Manjusri. Derrière l&rsquo;abbé se trouve un banc. Le jisha (secrétaire) reste au service de l&rsquo;abbé.</p></blockquote>
<p>Manjusri est le bodhisattva qui <strong>incarne la sagesse</strong>, il est représenté assis sur un lion et brandissant un sabre. Il symbolise la force et la rigueur de zazen qui nous permet de <strong>trancher toutes nos illusions</strong>. Son pendant est le bodhisattva kannon, qui symbolise la <strong>compassion</strong>.</p>
<p>De temps en temps, il peut être intéressant de chanter les sutras <strong>dans sa langue maternelle</strong>, plutôt qu&rsquo;en japonais, pour s’en rappeler le sens.</p>
<p>Dans le dojo, au moment de dormir, on s’installe la tête tournée <strong>en direction de l’autel</strong>. On doit adopter la posture du Bouddha couché, <strong>allongé sur le côté droit</strong>, la main droite sous la joue, les jambes légèrement pliées et l’une sur l’autre. On conserve sa robe (kolomo) <strong>mais pas le kesa</strong>. On ne doit pas incommoder autrui en adoptant d’autres positions ou tenues.</p>
<p>Voici les consignes de Dogen au sujet du lever:</p>
<blockquote><p>Le matin, levez-vous sans attendre mais sans précipitation. Restez à votre place un moment, puis couvrez-vous avec votre couette et faites zazen. Si vous clignez plusieurs fois des yeux rapidement, une faible brise y entrera et vous sortirez aisément de votre torpeur.</p>
<p>N’oubliez jamais que la mort survient rapidement, et que vous n’avez pas encore clarifié la Voie. Ne baillez pas, évitez de vous étirer, de soupirer bruyamment, de vous éventer.</p>
<p>Manifestez toujours du respect pour la sangha.</p></blockquote>
<p>Dans le dojo, nous ne devons pas déranger les autres, nous ne devons <strong>pas communiquer nos émotions</strong>, ni incommoder autrui par nos plaintes. Nous devons bien plutôt saisir l’opportunité de nous <strong>encourager mutuellement</strong>.</p>
<p>Dogen décrit aussi la pratique du matin consistant à se laver :</p>
<blockquote><p>Dès que l’occasion se présente, allez tranquillement et sans hâte à la salle d’eau, lavez-vous le visage. Ne vous départissez pas de votre shukkin (cordelette nouée autour de la taille) qui vous permettra de nouer votre serviette[…].</p>
<p>Ne faites pas de bruit en marchant. Si vous croisez quelqu’un, ne discutez pas, contentez-vous de le saluer discrètement d’un hochement de tête. Même si vous êtes seul, ne chantez pas. Ne vous déplacez pas les bras ballants, mais marchez en shashu.</p>
<p>Récitez le sutra adéquat : Senmen No Ge pour se laver le visage et sutra de la dent pour se brosser les dents. Lorsque vous lavez vos dents, crachez doucement et n’éclaboussez pas. Enfin retournez au dojo et faites zazen.</p>
<p>Lorsque tout le monde a terminé (avant la fin de la nuit), rangez votre couette, puis chantez avec la sangha le Dai Sai Gedda Puku.</p></blockquote>
<p>Dogen conclut en disant : suivre les règles est exactement le critère de <strong>s’engager dans la pratique de la Voie</strong>.</p>
<p>Il propose aussi une description très précise de la procédure à suivre <strong>pendant le jour de repos</strong>, hosan, qui se renouvelle tous les 5 jours environ, lors des jours se terminant par 4 ou 9 (le 4, le 9, le 14, le 19, le 24, le 29). Ce jour donne lieu entre autres au<strong> rasage mutuel</strong> des moines, ainsi qu’à la lessive.</p>
</div>
<h2>REGLES ET PRECEPTES</h2>
<div class="morceau">
<p><img class="image" alt="sutrashingyo" src="http://zensotoreims.fr/images/sutrashingyo.jpg" /><span class="legende">Préceptes.</span></p>
<blockquote><p>Les règles doivent respecter les <strong>préceptes des Bouddhas et des Patriarches</strong>, suivre les instructions du <strong>Petit Véhicule</strong> et du <strong>Grand Véhicule</strong>, et s’harmoniser avec les <strong>règles de Hyakujo</strong> (un jour sans travailler, un jour sans manger).</p></blockquote>
<p>Les règles sont liées à <strong>la communauté qui les sui</strong>t. Il n’est pas adéquat pour un moine ou une nonne de discuter la règle. Il faut <strong>simplement suivre</strong>, même si c’est une manière différente de ce à quoi on est habitué(e). Le moine pèlerin, ou qui change de temple, doit dès qu’il arrive <em>se renseigner auprès des responsables</em>, sur les règles en vigueur dans le lieu, de manière à pouvoir<strong> s’harmoniser</strong>.</p>
<p>Les <strong>préceptes</strong>, en revanche, ont une <em>valeur universelle</em>, ils incarnent l’esprit d’éveil et la transmission reçue du Bouddha à travers l’ordination : <strong>les 16 préceptes du bodhisattva</strong>. On les intègre progressivement et elles deviennent <em>un facteur de liberté intérieure</em>. Faire ce qu’on veut n’est pas la véritable liberté, c’est seulement <strong>suivre les illusions de notre ego</strong>.</p>
<p><strong>Dans un dojo</strong>, il est important d’harmoniser les manières et la cérémonie : lorsqu’il y a plusieurs responsables qui codirigent les zazen, ils doivent s’harmoniser et décider d’un <strong>choix de règles commun</strong>. La règle devient alors une aide pour lâcher prise d’avec nos opinions personnelles. C’est un <em>support de vigilance</em>.</p>
<p>Les <strong>règles de Hyakujo</strong> sont une référence constante dans le zen, pourtant elles ont été perdues ou même il se peut qu’elles n’aient jamais existé. Cependant ce Maître demeure célèbre pour avoir<strong> instauré le samu</strong> (travail manuel) et guidé la sangha vers l’assurance de son auto-subsistance par le travail quotidien.</p>
<p>On retrouve l’esprit de ces règles dans un autre texte qui sert de référence : le zennen shingi:</p>
<blockquote><p>Qu’il s’agisse d’affaires de moindre importance ou de grande importance, le comportement des moines doit être conforme aux règles.</p></blockquote>
<p>On trouve également des références utiles concernant le <strong>respect des préceptes</strong> dans le <em>sutra du filet de Brahma</em> qui développe les 16 préceptes principaux : les dix préceptes, les 3 préceptes consistant à protéger les trois trésors, le précepte de ne pas faire le mal, le précepte de faire le bien, et enfin celui de ne faire le bien que pour le bien des autres. Ce sutra traite également des 48 préceptes mineurs.</p>
<p>Il est cependant nécessaire pour les <em>moines et nonnes zen occidentaux</em> de <strong>se concentrer sur les enseignements du zen</strong> en priorité, avant d’aborder les sutras bouddhistes anciens. Il faut bien <strong>connaître la tradition</strong>, en particulier les maîtres fondateurs du zen Soto : Maître Dogen évidemment, ainsi que Keizan, Menzan, Sozan et Tosan.</p>
<p>Il est également important de ne<strong> pas faire de mélange</strong> entre les traditions. En Chine à l’époque de Dogen il régnait une grande confusion entre le Bouddhisme, le Taoïsme et le Confucianisme. C’est une des raisons pour lesquelles Dogen a été si prolifique : pour établir fermement <strong>les fondements du zen Soto</strong>.</p>
<blockquote><p>Nous ne devrions accorder de valeur qu’à nos affinités avec le Dharma.</p></blockquote>
</div>
<h2>SHURYO SHINGI: LES REGLES DE LA SALLE D&rsquo;ETUDE</h2>
<div class="morceau">
<p><img class="image" alt="sutra" src="http://zensotoreims.fr/images/sutra.jpg" /><span class="legende">Sutra du Lotus.</span></p>
<blockquote><p>Dans la salle d’étude, chacun doit être pour l’autre à la fois son parent, son frère, son maître et son ami de bien. La sympathie mutuelle (kanno doko) se développe naturellement mais doit être cultivée : c’est le rôle des responsables de faire vivre cette harmonie.</p></blockquote>
<p>L’harmonie dans la sangha inclut de <strong>corriger les erreurs</strong> des autres, fermement mais délicatement. Dogen nous invite également à être <strong>reconnaissant</strong>(e)s d’avoir rencontré la Voie, car<em> la gratitude est source de bonheur et de joie</em>.</p>
<blockquote><p>Les frères et sœurs dans le Dharma devraient être plus proches d’autrui que d’eux-mêmes. C’est le grand avantage des relations intimes.</p></blockquote>
<p>Il ne faut pas confondre cette vie en communauté avec le <strong>repli du communautarisme</strong> tel qu’on peut le rencontrer dans notre société actuelle. Il faut <strong>éviter le cloisonnement</strong> des groupes autour d’un objet de foi ou d’une personne.</p>
<p>La communion entre les membres d’une sangha est cependant un trésor précieux. Maître Yunnan dit à ce sujet :</p>
<blockquote><p>Même faire une traversée sur un même bateau ressort de relations menées dans des vies antérieures. Donc n’avons-nous pas a fortiori plus de connexions entre nous lorsque nous partageons la vie de temple?</p></blockquote>
<p>Même si nous sommes actuellement des hôtes ou invités, nous serons<strong> à l’avenir tous des Bouddhas</strong> et des Patriarches, nous devons donc nous considérer et nous <strong>respecter mutuellement</strong> comme tels.</p>
<p>Les règles de calme dans la salle d’étude peuvent être <strong>transposées</strong> au cas comme celui d’une <strong>nuit de zazen</strong>, ou d’une sesshin où nous partageons un dortoir : l’essentiel est toujours de ne pas déranger les autres, de <em>ne pas se replier dans des affaires personnelles</em> et de ne pas gaspiller son temps et son énergie dans des conversations mondaines.</p>
<p>Toute action doit être effectuée <strong>calmement</strong>, sans précipitation. Ainsi même si dans une <em>sesshin</em> il y a deux cents ou trois cents personnes, on est <strong>comme seul</strong>.<br />
Maître Sekito émit ce vœu :</p>
<blockquote><p>Je prie sincèrement pour que ceux qui étudient la Voie ne laissent pas passer le temps en vain.</p></blockquote>
</div>
<h2>CHIJI SHINGI: LES REGLES D&rsquo;ADMINIS<br />
TRATION</h2>
<div class="morceau">
<p><img class="image" alt="temple" src="http://zensotoreims.fr/images/plan_temple.gif" /><span class="legende">Plan d&rsquo;un temple zen.</span></p>
<p>Ce texte de Dogen <strong>daté de 1246</strong> puise son inspiration dans le <strong>Zennen Shingi</strong> de Choro Sosaku, mort en 1107, et reprend environ 40% de ses règles.</p>
<p>Il est donc intéressant de constater qu’un<strong> corpus de règles</strong> répond aux problèmes inhérents à une <strong>époque</strong>. D’autre part sur les 54 pages que comporte le Chiji Shingi, la moitié concerne <em>des exemples de maîtres anciens</em> qui ont expérimenté<strong> l’éveil en exerçant une fonction d’administration</strong>.</p>
<p>Le reste est composé de <strong>14 pages sur le Kan’in</strong>, qui est en quelque sorte le <em>directeur administratif</em>, 4 pages sur l’<strong>Ino</strong> qui <em>supervise les affaires des moines</em>, 8 pages sur le <strong>tenzo</strong> qui est le <em>chef cuisinier</em>, 2 pages sur le <strong>Shissui</strong> qui est le <em>chef du travail</em> des moines.<br />
En réalité selon la taille du temple la fonction du kan’in peut se démultiplier en 3 postes : le <strong>Tsutsu</strong> (directeur), le <strong>Kansu</strong> (directeur-adjoint), le <strong>Fusu</strong> (trésorier).</p>
<p>Ce qui pose la question en écho : de quels postes, <strong>de quelles fonctions administratives a-t-on besoin</strong> dans les différents contextes de la pratique ? Par exemple, nous découpons assez précisément les fonctions en <em>sesshin</em>, mais dans un dojo certaines sont <strong>regroupées</strong>.</p>
<p>Le kan’in régit toutes <strong>les affaires générales du temple</strong> ; voici un extrait significatif de ses fonctions :</p>
<ul>
<li>Répondre aux fonctionnaires du gouvernement</li>
<li>Surveiller les rencontres entre la sangha et les laïcs</li>
<li>Réunir la sangha pour les cérémonies</li>
<li>Tenir compte des prêts et des emprunts</li>
<li>Décider du budget annuel du Temple</li>
<li>Surveiller les réserves d’argent et de céréales</li>
<li>Surveiller les dépenses et les recettes</li>
<li>Instruire et punir les moines</li>
</ul>
<p>25% de ces fonctions sont des citations directes du zennen shingi. Il serait éventuellement intéressant de pouvoir <strong>comparer les deux textes</strong>, car la situation à l’époque de Dogen présente une <strong>analogie</strong> avec celle de la sangha occidentale, en ce qu’elle constitue un cas de<strong> transposition d’un pays à un autre</strong>.<br />
Les moines qui<strong> occupent ces postes</strong> doivent être &laquo;&nbsp;<em>expérimentés et vertueux, avec de très bons cœurs</em>&laquo;&nbsp;. Ils doivent désirer <strong>humblement</strong> être enseignants des moines et non de rois ou de ministres, comme certains moines bouddhistes le faisaient à l’époque.<br />
Le <strong>Directeur</strong> <em>œuvre pour la paix de la sangha</em>, et ce quel que soit le nombre de moines. Dans la sangha moderne moines et nonnes ne vivent <strong>pas tous les jours ensemble</strong>, quelles différences peuvent donc en résulter ? La sangha étant très mixte à tous points de vue, quelle influence cela a-t-il sur les positions/fonctions administratives ? Mais aussi comment<strong> former des futurs responsables</strong> pour qu’ils remplissent les conditions exigées ? <strong>Combien de temps</strong> devraient-ils occuper ces positions ? Ces questions restent ouvertes…<br />
Il ressort encore de ce texte plusieurs éléments notables :</p>
<ul>
<li>L’importance de la Sangha ;</li>
<li>La nécessité de se concerter et de se consulter entre responsables ;</li>
<li>La consultation de l’Abbé pour les situations exceptionnelles qui affectent le temple;</li>
<li>La nécessité d’exprimer gentiment mais complètement si quelqu’un, même les responsables ou l’Abbé lui-même, a agi à l’encontre des sentiments de la majorité;</li>
<li>Le respect des sages et l’acceptation ouverte de tout le monde dans la sangha.</li>
</ul>
<blockquote><p>Que les anciens et les nouveaux vivent en harmonie et amitié, paisiblement. Le directeur ne doit pas surmener les moines. L’exercice des responsabilités ne doit pas déranger la paix de la sangha.</p></blockquote>
<p>Dogen insiste beaucoup sur la nécessité de <strong>coopération</strong>, en particulier entre les six principales fonctions et l’Abbé. <em>Nul ne prend de décision de son propre chef uniquemen</em>t. Nul n’agit en fonction de préférences privées. Tous les bodhisattvas, donc tous les pratiquants, doivent <strong>se voir mutuellement comme l’Honoré du Monde</strong> (le Bouddha).<br />
Le directeur est la fonction<strong> la plus élevée</strong> du temple, cependant même lui doit faire preuve de <strong>coordination</strong>. Les structures hiérarchiques modernes ne reflètent pas forcément ce qu’elles étaient à l’époque. Pouvons-nous <strong>fonctionner de manière différente</strong> par rapport à la société d’aujourd’hui ?&#8230;</p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>ZEN ET VIE QUOTIDIENNE</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Aug 2013 09:20:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SOTO ZEN]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[moine]]></category>
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		<category><![CDATA[Soto]]></category>
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		<category><![CDATA[Voie]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article aborde les différentes déclinaisons de l'alternance entre pratique intensive du zen et pratique au sein de la vie quotidienne, familiale, professionnelle, sous l'angle de la comparaison entre le Japon et l'Occident.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="atelier_responsables_godinne">
<div id="conteneur">
<div id="contenu">
<h2>NAVIGATION</h2>
<div class="morceau">
<ol>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/un-avec-la-voie/">UN AVEC LA VOIE</a><span class="legende">Comment les moines et nonnes s&rsquo;harmonisent avec l&rsquo;unité</span></li>
<li style="text-align: center;">-> ZEN ET VIE QUOTIDIENNE<span class="legende">Pratiquer le zen dans le monde moderne</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/regles-de-dogen/">REGLES DE DOGEN</a><span class="legende">Le corpus des règles du temple d&rsquo;Eihei-Ji</span></li>
<li style="text-align: center;"><a href="http://zensotoreims.fr/une-journee-ordinaire/">UNE JOURNEE ORDINAIRE</a><span class="legende">Etablir la pratique dans le quotidien</span></li>
</ol>
</div>
<h2>PRATIQUE ET REALISATION</h2>
<div class="morceau"><img class="image" alt="" src="http://zensotoreims.fr/images/dokan.png" /><span class="legende">Dokan, l&rsquo;anneau de la Voie</span>La pratique du zen est sans but ni intention. Il s&rsquo;agit donc de pratiquer l&rsquo;état d&rsquo;esprit juste issu de zazen, <span class="wp-glossary wpg-tooltip" data-termid="154" data-content="excerpt" data-qtipstyle="cream"><a href="http://zensotoreims.fr/glossary/hishiryo/"  title="HISHIRYO">HISHIRYO</a></span>, <strong>dans tous les aspects de la vie quotidienne</strong>. Le cadre fourni par la pratique dans les dojos et dans les sesshins nous donne l&rsquo;impulsion, et <strong>nécessite au départ un effort volontaire</strong>. Par la suite, nous pouvons nous harmoniser <strong>naturellement, inconsciemment, automatiquement</strong>.</p>
<p>En définitive, nous devons garder à l&rsquo;esprit que les pratiques reliées au zen <span style="text-decoration: underline;"><strong>ne sont pas un moyen</strong> </span>pour réaliser la Voie, mais que <span style="text-decoration: underline;"><strong>la pratique elle-même est réalisation</strong></span>. Finalement, <strong>toute la vie devient pratique</strong>, il n&rsquo;y a plus de séparation entre pratique, vie, Voie du Bouddha. Notre idéal consiste donc à aller <strong>au-delà même</strong> de la pratique.</p>
</div>
<h2>PRATIQUE ET VIE DE COUPLE</h2>
<div class="morceau">
<p><strong>Dans les monastères japonais</strong> il n&rsquo;y a pas de règles spécifiques pour les couples dans les monastères puisque <strong>les chambres sont de toutes façons séparées</strong>. De plus lors d&rsquo;un ango <em>tous les moines et nonnes dorment et mangent dans le dojo</em>. Il est donc nécessaire de s&rsquo;harmoniser avec la sangha et d&rsquo;être <strong>célibataire dans les faits</strong>.</p>
<p>Cependant <em>dans le temple familial</em> <strong>le moine partage couramment sa vie avec son épouse</strong>. Souvent <strong>le moine succède à son propre père</strong> dans la direction du temple. Ceci peut poser un <strong>problème de vocation et résulte d</strong>&lsquo;un édit impérial visant à faire décroître le bouddhisme au profit du shinto. C&rsquo;est donc un apport récent, le célibat étant la règle jusqu&rsquo;à la fin du XIXème siècle, à l&rsquo;ère Meiji.</p>
</div>
<h2>PRATIQUE ET MONASTERE</h2>
<div class="morceau">
<p>Certains moines et nonnes modernes<strong> souhaitent mener une vie monastique et revenir au célibat</strong>, mais globalement on retrouve en Occident le schéma de cette alternance entre retraites monastiques et <strong>célibat / vie quotidienne au sein d&rsquo;un couple</strong>, avec un travail et éventuellement une famille à charge.</p>
<p>Dans ce même esprit, les responsables de l&rsquo;AZI et particulièrement Roland Rech souhaitent que <em>le temple Zen de la Gendronnière</em>, près de Blois, fondé par Maître Deshimaru, puisse <strong>devenir un monastère de formation</strong>, ce qui pose encore à l&rsquo;heure actuelle des problèmes de standards, car un certain niveau de qualifications dans la conduite des cérémonies est requis, et nécessite peut-être une adaptation et une harmonisation.</p>
<p>La démarche qui avait été engagée dans ce sens il y a quelques années , à savoir de réaliser des ango à la Gendronnière, n&rsquo;est <strong>plus viable dans l&rsquo;état actuel des choses car trop coûteuse</strong> pour la Sotoshu, qui est l&rsquo;organe de certification officiel japonais. Cela nécessite en effet de faire venir des Maîtres, et donc de financer leur déplacement.</p>
<p>Dans ce sens, au Japon un même lieu peut également être <strong>un monastère clos</strong> pendant les périodes d&rsquo;ango, et devenir <strong>un temple ouvert</strong> le reste du temps.</p>
</div>
</div>
</div>
</div>
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