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	<title>ZEN SOTO REIMS</title>
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	<description>Dojo Zen Soto de Reims</description>
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		<title>NOUVEL AUTEL</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2016 12:27:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voici quelques photos qui retracent la construction de notre nouvel autel, entièrement à partir de matériaux de récupération et sur les plans de Zoé.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Voici quelques photos qui retracent la construction de notre nouvel autel, entièrement à partir de matériaux de récupération et sur les plans de Zoé.</p>

<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/etape-2/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/etape-2-e1469017544659-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="C&#039;est tout un art!" /></a>
<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/montage/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/montage-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Une œuvre collective." /></a>
<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/brut/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/brut-e1469017600321-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Un premier résultat." /></a>
<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/etape-1/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/etape-1-e1469017842370-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Encore quelques efforts." /></a>
<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/fini/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/fini-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="La fierté du travail accompli." /></a>
<a href='http://zensotoreims.fr/nouvel-autel/dans_le_dojo/'><img width="150" height="150" src="http://zensotoreims.fr/wp-content/uploads/2016/07/dans_le_dojo-e1469017576155-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Et voilà l&#039;autel dans le dojo!" /></a>

<p>Ce fut l&rsquo;occasion de pratiquer ensemble ce qu&rsquo;on appelle dans le zen le SAMU, c&rsquo;est-à-dire une activité désintéressée utile à tous. Le samu permet de continuer l&rsquo;esprit de zazen dans la vie quotidienne.</p>
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		<title>SESSHINS A LA GENDRO OU AILLEURS</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jul 2016 09:49:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[ACTUALITES]]></category>
		<category><![CDATA[SESSHINS]]></category>
		<category><![CDATA[gendro]]></category>
		<category><![CDATA[sesshin]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant toute l'année, il est possible d'effectuer une retraite de plusieurs jours de pratique de zazen dans un temple comme celui de la Gendronnière.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant toute l&rsquo;année, il est possible d&rsquo;effectuer une <span class="wp-glossary wpg-tooltip" data-termid="450" data-content="excerpt" data-qtipstyle="cream"><a href="http://zensotoreims.fr/glossary/sesshin/"  title="SESSHIN">SESSHIN</a></span> , retraite de plusieurs jours de pratique de zazen, par exemple au temple de la Gendronnière, non loin de Blois.</p>
<p>Vous trouverez le calendrier à jour sur le site de l&rsquo;Association Zen Internationale: <a href="http://zen-azi.org">zen-azi.org</a></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-7ab3d191-fc39-f70a-1319-b416c097cbb6">La tradition des retraites trouve son origine au temps du Bouddha où, pendant les trois mois de mousson, tous les disciples se retrouvaient autour de Shakyamuni pour pratiquer ensemble, à l’écart de l’agitation et des préoccupations du monde.</p>
<p dir="ltr">Depuis, cette tradition s’est perpétuée en Chine, au Japon, et dès 1967 en Europe lors de la venue de maître Taisen Deshimaru. Ainsi, tous les disciples peuvent régulièrement, pendant  plusieurs jours, se retirer dans la tranquillité, couper avec la vie agitée et bruyante du monde social, et retrouver des conditions idéales pour pratiquer ensemble la Voie du Bouddha.</p>
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		<title>VATTHUPAMA</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:19:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires par Maître Roland Yuno Rech des sutras moyens du Bouddhisme: ici le chapitre 7, la parabole de l'étoffe.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>(Il s’agit de commentaires par Maître Roland Yuno Rech)</i></p>
<p><span style="font-size: 14px; line-height: 1.5em;">  </span></p>
<h2>Chapitre 7: Vatthupama-sutta (La Parabole de l’Etoffe)</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce sutra porte en particulier sur les quatre pratiques illimitées :<b> la bienveillance, la compassion, la joie, l’équanimité</b>.</p>
<p>Ce sutra a pour titre la parabole de l’étoffe car le Bouddha dit que si le tissu est sale, même si on le teint, il gardera une couleur souillée. «  <b><i>Si l’esprit est impur, des conséquences malheureuses surgiront. Si l’esprit est pur, des résultats heureux peuvent être attendus.</i></b> » Il s’agit du bonheur, mas surtout de l’état de libération.</p>
<p>Quelles sont les souillures ? Ce sont les bonnos en japonais (en sanscrit : klesa). Il s’agit d’éclairer nos illusions, pour cela les repérer est important. Ce sutra propose donc plusieurs catégories :</p>
<p>-          L’envie/l’avarice concernant les biens</p>
<p>-          La colère</p>
<p>-          La haine</p>
<p>-          L’hypocrisie</p>
<p>-          Le dénigrement</p>
<p>-          La jalousie</p>
<p>-          La tromperie</p>
<p>-          La ruse</p>
<p>-          L’obstination</p>
<p>-          La présomption</p>
<p>-          L’orgueil</p>
<p>-          La vanité</p>
<p>-          L’ivresse</p>
<p>-          L’inattention</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En reconnaissant la souillure, le pratiquant la repousse. <b>Il ne suffit pas comme certains le croient d’éclairer les bonnos, mais il faut bel et bien les repousser</b>. Parfois on peut cependant se culpabiliser si on ne parvient pas à les repousser. Et il est dit aussi dans le zen : <b>« <i>Ne vous attachez pas à la Vérité, ne repoussez pas les illusions.</i> »</b> C’est valable en zazen naturellement, mais pas dans la vie courante. Cela dit, il est important de ne pas s’attacher à la pureté. Ne pas laisser les bonnos nous empoisonner, c’est les laisser passer.</p>
<p>Ce « laisser tomber » est le <b>«<i>Shinjin datsu raku</i></b> » de Maître Nyojo, il doit être pratiqué sans cesse.  Cela se réfère au dialogue rapporté dans les chapitres 15-16 du  Hokyo Ji, entre Dogen et Nyojo. Il s’agit de se dépouiller de l’ensemble des obstacles et des attachements. Nyojo disait aussi qu’un véritable disciple de Bouddha ne doit négliger aucun de ses enseignements.</p>
<p>Traditionnellement on parle de l’éveillé comme de « <i>hotoke</i> », en japonais cela signifie littéralement « <i>celui qui a dénoué les liens</i> ». <b>Au lieu de « repousser » on peut dire plus justement « laisser tomber ».</b> Ces bonnos sont éliminés après qu’ils aient été reconnus. On établit une confiance inébranlable dans l’enseignement du Bouddha car on fait la même expérience que le Tathagata.</p>
<p>Compréhension, conduite et réalisation concourent à la libération. Il s’agit d’avoir foi dans les trois trésors. Le Dharma donne des résultats immédiats en invitant à comprendre, ce qui signifie se comprendre soi-même. <b>Parce que la sangha est exemplaire, elle devient un champ de mérites</b>, elle est donc digne de recevoir des dons. Le fuse devient une source de mérites pour le donateur.</p>
<p>Lorsque le bikkhu est libéré de ses souillures, il obtient la joie liée à la compréhension, qui est durable. <b>Il y a création d’un cercle vertueux : cette joie elle-même renforce la compréhension</b>. Joie, bonheur et compréhension sont liés dans l’Eveil. « <i>Quand un pratiquant a une telle maîtrise et une telle sagesse, il peut manger de la nourriture sans grains noirs, les potages et les currys.</i> » Sous-entendu : sans créer d’attachement ; le plaisir n’est donc pas défendu, c’est l’attachement excessif au plaisir qui est déconseillé.</p>
<p>« <b><i>Le pratiquant demeure étendant une pensée de bienveillance (contribuer au bonheur), de compassion (soulager la souffrance), de joie (joie du bonheur des autres), d’équanimité (accueil des circonstances avec une humeur égale). Il y a les choses inférieures, les choses supérieures, et une issue au-delà de toute conception : c’est la libération.</i></b> »</p>
<p>Pour résumer, on parle de <b>trois poisons : l’avidité, la haine, l’ignorance</b>. « <b><i>Celui qui a pratiqué ainsi a baigné dans le bain intérieur. </i></b>» C’est une référence aux brahmanes indiens qui croyaient que pour se purifier il suffisait de se baigner dans les fleuves sacrés.</p>
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		<title>MULAPARIYAYA</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:18:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires par Maître Roland Yuno Rech des sutras moyens du Bouddhisme: ici le chapitre 1, la cause originelle.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>(Il s’agit de commentaires par Maître Roland Rech)</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Chapitre 1: Mulapariyaya-sutta</h2>
<p><span style="line-height: 1.5em;"> </span></p>
<p>Dans ce premier chapitre sur ‘la cause originelle’, plus complexe, qu’il est nécessaire d’étudier à plusieurs reprises, il est question de <b>la racine de toutes les souffrances</b>. Ainsi, pour le Bouddha, contrairement aux théories thérapeutiques psychologiques modernes, ce n’est pas la pulsion qui est à l’origine de la souffrance, mais le fonctionnement du mental par lui-même.</p>
<p>Cette souffrance apparaît par l’attachement aux notions créées par le mental, et en particulier le moi. Il faut donc comprendre comment naissent ces notions, et comment on s’y attache. On mettra ensuite en pratique les préconisations suivantes :</p>
<p>-          S’efforcer de ne pas s’attacher à ces notions.</p>
<p>-          S’efforcer de ne pas créer ces notions.</p>
<p>-          S’efforcer de ni les créer ni s’y attacher.</p>
<p>On transmigre en fonction du mental. On distingue 4 catégories d’individus concernant ces pratiques et cette souffrance :</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les gens ordinaires (ne pratiquant pas la Voie) :</span></b> Lorsqu’ils perçoivent quelque chose, ils conçoivent toutes sortes de modes de relation erronés à cette chose : dans, venant de, sur, etc. L’objet n’est donc pas compris dans sa vraie nature qui est sans substance. Ces individus se conçoivent comme des entités en relation avec les divers types d’existences, et même avec le nirvana comme quelque chose de séparé.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les disciples n’ayant pas réalisé la libération :</span></b> Ils comprennent correctement l’enseignement, mais ils ne sont pas libérés de l’attachement.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les Arhats (ou arakan) :</span></b> Ils ont totalement accompli le cheminement, sont totalement libérés. Ce qu’ils comprennent, ils le pratiquent constamment.</p>
<p><b><span style="text-decoration: underline;">Les Eveillés (Tathagatas) :</span></b> Ils sont au-delà de toute pratique. Ils sont décrits ainsi dans le Shodoka : «<b><i> Cher ami, ne vois-tu pas cet homme du satori qui a cessé d’étudier et est au-delà de tout ? </i></b>» L’étude vise à libérer, mais la pratique finalement libère de toute attente. L’éveillé comprend correctement le nirvana, mais ne se l’approprie pas.  Le but de la pratique tel que décrit dans ces sutras, semble être <b>l’extinction complète de toutes les naissances</b>.</p>
<p>Cet enseignement était destiné aux indiens qui étaient à l’époque <b>obsédés par l’idée des renaissances</b>.  Par la suite, cela a contribué à l’apparition du Mahayana, par réaction contre cette vision étriquée, et pour véhiculer une compréhension plus profonde de l’enseignement du Bouddha.</p>
<p>Ainsi le bodhisattva accepte les renaissances et renonce à son propre éveil pour continuer à aider tous les êtres qui souffrent. En réalité, il n’y a pas de notion de renoncement, mais la réalisation de <b>la véritable nature de l’existence qui est le nirvana vivant</b>. Les quatre vœux du bodhisattva sont aussi déjà la réalisation de l’Eveil.</p>
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		<title>SABBASAVA</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/sabbasava/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:17:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires par Maître Roland Yuno Rech des sutras moyens du Bouddhisme: ici le chapitre 2, à propos de tous les obstacles.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>(Il s’agit de commentaires par Maître Roland Rech)</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Chapitre 2: Sabbasava-sutta</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le second sutra du Majjhima-Nikaya, ‘A propos de Tous les obstacles ‘, on trouve un classement des différents obstacles considérés comme des maladies de l’esprit, chacune ayant sa médication. En voici la liste :</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus par le discernement</span></b> : il s’agit des pensées qui accroissent l’ignorance, stimulent le désir de persister dans notre existence illusoire ou dans des pensées vaines. Par exemple une question métaphysique inepte comme : « Qu’est-ce que je deviendrai après la mort ? ». Il existe 3 liens fondamentaux qui se détachent alors de nous lorsque nous exerçons notre discernement et notre réflexion :</p>
<ul>
<li>l’illusion du <b>moi</b></li>
<li>le <b>doute</b> qui nous empêche de pratiquer</li>
<li>la croyance en l’efficacité des <b>rituels</b> et des cérémonies (particulièrement répandue à l’époque du Bouddha avec le brahmanisme)</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus par le self-control</span></b> : il s’agit de ce qui nous pousse à vouloir s’approprier les perceptions sensorielles, en faire un objet d’attachement. La médication proposée est le self-control. Il s’agit de ne pas se laisser emporter par la sensation de plaisir procurée. Par exemple dans l’attachement sensuel la volonté de posséder autrui peut devenir une cause de souffrance.</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus par un usage approprié</span> </b>: Par exemple normalement les vêtements ne relèvent pas de la coquetterie. Après son Eveil, toute sa vie le Bouddha n’a porté que des kesas. Il ne s’agit pas alors de choisir de très beaux tissus pour faire son kesa, et de transporter son attachement. Le kesa doit trancher notre attachement à l’apparence. De même la nourriture doit servir à protéger notre santé ; elle peut nous procurer du plaisir, mais il ne faut pas trop s’y attacher. Il en va ainsi pour notre habitation qui ne doit pas être trop luxueuse ; l’usage en est prioritairement de nous protéger du froid et des intempéries. Les remèdes aussi (médicaments) peuvent devenir un objet d’attachement.</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus par l’évitement </span> :</b>  Comme le Bouddha, Maître Deshimaru répétait souvent que le sage ne s’approche pas du danger. Le Bouddha donne l’exemple des animaux furieux et dangereux ; il recommande de se tenir à l’écart des épines, des précipices, des sièges incorrects. Il faut éviter de s’associer avec de mauvais amis, en particulier des ennemis de la Voie. Dans notre vie, nous devons par exemple éviter d’avoir des amis qui nous entraînent sur une voie criminelle, mais aussi un partenaire trop matérialiste qui critique sans cesse notre aspiration spirituelle. Nous ne devons pas chercher à fuir tout contact avec de telles personnes, mais éviter d’être soumis constamment à de mauvaises influences.</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus en les écartant de l’esprit :</span></b> Il s’agit des mauvaises pensées, que nous devons rejeter de notre esprit dès qu’elles apparaissent ; la haine, la vengeance, la malveillance…</p>
<p>-          <b><span style="text-decoration: underline;">Les obstacles vaincus par le développement spirituel :</span></b> Ces obstacles et leurs remèdes ont été développés au sujet du chapitre anapanasati.</p>
<p>Toutes ces recommandations ont une vocation très pragmatique. Dans le Shodoka il est dit : «<i> C’est la marque du Bouddha de couper les racines directement.</i> » Bien sûr, la sagesse <b><i>Hannya</i></b> qui apparaît en zazen est essentielle, mais la sagesse concrète de la vie quotidienne est importante aussi.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ANAPANASATI</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/anapanasati/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:15:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
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		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires par Maître Roland Yuno Rech des sutras moyens du Bouddhisme: ici le chapitre 118, l'attention à la respiration.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p>&nbsp;</p>
<h2><i>(Il s’agit de commentaires par Maître Roland Yuno Rech)</i></h2>
<h2></h2>
<h2>Chapitre 118 : ANAPANASATI, l’Attention à la respiration.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il s’agit d’éviter les pièges sur la Voie par l’étude des enseignements du Bouddha.   L’attention à la respiration permet d’accomplir les quatre bases : le corps, les sensations, l’état d’esprit et les pensées. Ainsi ces bases permettent d’accomplir les quatre nobles vérités et les sept facteurs d’Eveil. Il y a ces catégories bien précises car dans l’enseignement graduel du petit Véhicule ou du Theravada, on utilise beaucoup l’esprit de discrimination.</p>
<p>Notons que l’enseignement du Bouddha sur la respiration est distinct de celui de Maître Deshimaru qui insistait beaucoup sur  l’intention de mettre toute l’énergie dans le bas-ventre, mais à la fin cela revient au même.</p>
<p>Les sept facteurs d’Eveil  sont des pratiques concernant la libération, l’élimination des obstacles à l’Eveil. Naturellement ce n’est pas tellement l’enseignement du zen Soto, pour lequel s’éveiller à la réalité est en fait s’éveiller à notre vraie nature qui est présente partout, y compris dans les obstacles eux-mêmes. Il ne faut pas que notre pratique soit un combat.  L’attitude de saisie et de rejet est l’obstacle majeur de notre pratique. L’Eveil en est le sens, mais on dit souvent qu’il ne faut pas avoir le but d’atteindre l’Eveil.</p>
<p>Voici les sept facteurs d’Eveil, d’après maître Dogen dans « Les 37 voies d’Eveil » :</p>
<p>-          <b>L’investigation du Dharma</b>. Il faut développer notre propre discernement. Nous devons  comprendre le mot Dharma dans deux de ses sens : d’une part la réalité, et  d’autre part l’enseignement de la réalité. <b>Nous ne devons pas devenir des « croyants », toutes les vérités enseignées doivent être vérifiées.</b> L’impermanence et l’interdépendance sont les enseignements les plus courants et forment deux des quatre sceaux du Dharma (ainsi que la vacuité et le nirvana). Toutes les sciences modernes certifient ces aspects de la réalité. Malgré tout, l’ego résiste à l’évidence du Dharma. Par exemple nous comprenons l’impermanence, et pourtant nous souffrons d’être attachés. L’enjeu est la libération de la souffrance et la <b>réalisation du nirvana en tant que paix et harmonie intérieures</b>, et non cessation de tous les phénomènes.</p>
<p>-          <b>La diligence dans la pratique. </b>Comme<b> </b>nous le rappelle Maître Dogen, nous ne devons pas perdre de temps. Cela signifie aussi actualiser gyoji, <b>ne pas séparer zazen des phénomènes de notre vie quotidienne</b>. Il faut pratiquer en luttant contre l’inertie de notre ego. Il y a une notion d’effort à accomplir bien sûr ; l’effort peut être très important au début, mais par la suite la pratique prend le relais de notre effort personnel. Il y a un seuil à franchir pour que la pratique devienne naturelle.</p>
<p>-          <b>La joie spirituelle.</b> Elle intervient en particulier comme le fruit de <i>mushotoku</i>. La pratique libérée devient comme une sorte de jeu que l’on joue <b>avec un esprit libre et détendu</b>. On éprouve du soulagement et de la gratitude. Le samu est très différent du travail dans la vie. Il est notre contribution aux trois trésors. Il est dit par exemple au sujet du <i>tenzo</i> que nourrir la sangha procure de la joie.</p>
<p>-          <b>La paix spirituelle. </b>On peut la réaliser en zazen quand on arrête tout combat. On laisse les illusions émerger, et on les laisse passer. Parfois les débutants sont déçus d’avoir des pensées, ils se sentent coupables ou imparfaits. Mais il ne faut pas chercher à éliminer les pensées. La paix se réalise avec un esprit vaste, qui accueille tout sans discrimination.</p>
<p>-          <b>L’équanimité.</b> On réalise un esprit d’humeur égale, qui accueille tout sans attachement ni regret. Il est dit dans le Shin Jin Mei : « <i>Ni avidité ni haine, ni choix ni rejet</i>. » Il ne faut pas confondre avec l’indifférence à ce qui arrive aux autres. Ne pas réagir ne signifie pas ne pas ressentir. L’équanimité signifie aussi traiter les autres comme soi-même, et soi-même comme les autres.</p>
<p>-          <b>La concentration.</b> Déjà abordée précédemment.</p>
<p>-          <b>L’attention.</b> Idem.</p>
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		<title>KAYAGATASATI</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:13:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Commentaires par Maître Roland Yuno Rech des sutras moyens du Bouddhisme: ici le chapitre 119, l'attention portée au corps.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h1>SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>(Il s’agit de commentaires par Maître Roland Rech)</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Chapitre 119 : KAYAGATASATI, l’Attention au corps.</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maître Nyojo enseignait que les moines zen devaient étudier tous les enseignements du Bouddha. Il est par conséquent intéressant de se pencher sur ces sutras originels, dont nous possédons des transcriptions en langues sanscrite et pâlie.</p>
<p>Le Bouddha a beaucoup parlé de l’attention au corps et à la respiration en divers textes. Il expose les dix mérites de cette attention :</p>
<p>-          <b>La maîtrise du mécontentement et du bonheur dépendant. </b>Cela consiste à ne plus être emporté, même par le bonheur, par la jubilation excessive par exemple.</p>
<p>-          <b>La maîtrise de la peur et de l’angoisse</b>. Maître Deshimaru disait : « <i>Vous devez avoir peur de ne pas suivre l’ordre cosmique.</i> » Autrement dit avoir peur de gâcher sa vie, ce qui est une peur salutaire. Mais la plupart des peurs sont liées à notre égoïsme. En pratiquant, on devient moins attaché et donc la non-peur apparaît. Ainsi la Gendronnière a été nommée « <i>Mui Jo</i> », temple de la non-peur.</p>
<p>-          <b>La capacité d’endurer des situations pénibles</b>. Il s’agit de la faim, du froid, de la chaleur, des moustiques, des calomnies, des maladies. Maître Tosan disait : « <i>Il faut trouver le lieu où il ne fait ni chaud ni froid.</i> » Il ne s’agit pas d’un hôtel climatisé, mais de notre esprit profond qui n’est dérangé par rien. On peut ainsi accepter patiemment la situation où on se trouve.</p>
<p>-          <b>L’obtention à volonté des quatre dhyânas</b>. On dit : « <i>Un esprit élevé est une résidence heureuse ici et maintenant </i>». Les quatre dhyânas sont des états de bien-être conditionnés, ils forment en quelque sorte des aires de repos sur la Voie.</p>
<p>-          <b>L’obtention de pouvoirs surnaturels</b>. Il ne faut cependant pas s’y attacher ni pratiquer en ce sens, comme le font certains. Les pouvoirs ne sont utiles que s’ils aident les autres.</p>
<p>-          <b>L’écoute surnaturelle. </b>Elle permet d’entendre les sons humains et les sons divins.</p>
<p>-          <b>La capacité de comprendre l’esprit des autres.</b> Elle est l’outil de notre compassion, on ne peut aider que si on est capable de se mettre à la place des autres. On peut évaluer en particulier l’état de dépendance d’autrui  à l’égard des bonnos, et ainsi adapter notre comportement.</p>
<p>-          <b>Le pouvoir de se remémorer ses vies antérieures.</b> Il s’agit surtout de comprendre le mécanisme du karma, et non de chercher volontairement à se remémorer ses vies passées.</p>
<p>-          <b>Le pouvoir de connaître le karma d’autrui.</b> On peut lire les actions d’une personne sur son visage.</p>
<p>-          <b>La délivrance de l’esprit.</b> On peut la réaliser par soi-même par la sagesse Hannya qui détruit les bonnos.</p>
<h1>II        SUTRAS DU MAJJHIMA-NIKAYA</h1>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;"><i>(Il s’agit de commentaires des chapitres 118 et 119 par Maître Roland Rech)</i></p>
<h2>Chapitre 119 : KAYAGATASATI, l’Attention au corps.</h2>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;">Maître Nyojo enseignait que les moines zen devaient étudier tous les enseignements du Bouddha. Il est par conséquent intéressant de se pencher sur ces sutras originels, dont nous possédons des transcriptions en langues sanscrite et pâlie.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-indent: 35.4pt;">Le Bouddha a beaucoup parlé de l’attention au corps et à la respiration en divers textes. Il expose les dix mérites de cette attention :</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>La maîtrise du mécontentement et du bonheur dépendant. </b>Cela consiste à ne plus être emporté, même par le bonheur, par la jubilation excessive par exemple.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>La maîtrise de la peur et de l’angoisse</b>. Maître Deshimaru disait : « <i>Vous devez avoir peur de ne pas suivre l’ordre cosmique.</i> » Autrement dit avoir peur de gâcher sa vie, ce qui est une peur salutaire. Mais la plupart des peurs sont liées à notre égoïsme. En pratiquant, on devient moins attaché et donc la non-peur apparaît. Ainsi la Gendronnière a été nommée « <i>Mui Jo</i> », temple de la non-peur.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>La capacité d’endurer des situations pénibles</b>. Il s’agit de la faim, du froid, de la chaleur, des moustiques, des calomnies, des maladies. Maître Tosan disait : « <i>Il faut trouver le lieu où il ne fait ni chaud ni froid.</i> » Il ne s’agit pas d’un hôtel climatisé, mais de notre esprit profond qui n’est dérangé par rien. On peut ainsi accepter patiemment la situation où on se trouve.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>L’obtention à volonté des quatre dhyânas</b>. On dit : « <i>Un esprit élevé est une résidence heureuse ici et maintenant </i>». Les quatre dhyânas sont des états de bien-être conditionnés, ils forment en quelque sorte des aires de repos sur la Voie.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>L’obtention de pouvoirs surnaturels</b>. Il ne faut cependant pas s’y attacher ni pratiquer en ce sens, comme le font certains. Les pouvoirs ne sont utiles que s’ils aident les autres.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>L’écoute surnaturelle. </b>Elle permet d’entendre les sons humains et les sons divins.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>La capacité de comprendre l’esprit des autres.</b> Elle est l’outil de notre compassion, on ne peut aider que si on est capable de se mettre à la place des autres. On peut évaluer en particulier l’état de dépendance d’autrui  à l’égard des bonnos, et ainsi adapter notre comportement.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>Le pouvoir de se remémorer ses vies antérieures.</b> Il s’agit surtout de comprendre le mécanisme du karma, et non de chercher volontairement à se remémorer ses vies passées.</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="margin-left: 53.4pt; mso-add-space: auto; text-indent: -18.0pt; mso-list: l0 level1 lfo1;"><!--[if !supportLists]-->-<span style="font-stretch: normal; font-size: 7pt; line-height: normal; font-family: 'Times New Roman';">          </span><!--[endif]--><b>Le pouvoir de connaître le karma d’autrui.</b> On peut lire les actions d’une personne sur son visage.</p>
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		<title>GYOJI</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/gyoji/</link>
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		<pubDate>Sun, 13 Sep 2015 18:11:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Yuno Rech]]></category>
		<category><![CDATA[sutras]]></category>

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		<description><![CDATA[Enseignement par Maître Hugues Naas sur la pratique quotidienne ininterrompue: gyoji.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div>
<p align="center">TEISHOS de la Gendronnière été 2015</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<h1>I          GYOJI</h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>(Il s’agit d’une intervention du responsable de la Gendronnière, Maître Hughes Naas)</i></p>
<p>Le chapitre <b>Gyoji</b> du Shobogenzo est le plus long, il contient les biographies des maîtres les plus éminents. L’essence de ce chapitre est « <b><i>Katsuge zenna</i></b> », ce qui signifie : pas d’impuretés, pas d’illusions, pas de bonnos.  Il s’agit fondamentalement de <b><i>mushotoku</i></b>, l’essence de zazen.</p>
<p><i>Gyo</i> signifie pratique (litt. Route), et <i>Ji</i> continuation (litt. Maintenir). Le moment favorable pour la pratique, c’est maintenant. On maintient ce maintenant dans tout l’espace-temps.</p>
<p>Dans le Bendoho il est écrit : « De Bouddha en Bouddha, pratiquer seulement les quatre voies : le Dharma, la loi, la règle, l’enseignement. » Ainsi toutes nos actions, nos comportements, nos pensées, devront se conformer à Gyoji. « Sur la grande Voie des Bouddhas et des patriarches, il y a toujours maintenant. L’anneau de la Voie (<i>dokan</i>) est sans interruption. »</p>
<p>Dans l’année, il y a des saisons, qui rythment diverses périodes, comme par exemple le camp d’été. Cependant l’esprit de la Voie doit régner à chaque instant. Il ne s’agit pas d’être crispé ni trop lent ou trop rapide. Il s’agit de <b>faire ce qu’il y a à faire sans but personnel</b>, d’être en harmonie avec les autres, de suivre le rythme du temple. Pas besoin d’être spécial.</p>
<p>En 2007, Maître Imamura a fait un <i>teisho</i> à la Gendronnière, dans lequel il a enseigné que le plus important dans un temple ou dans un monastère est de suivre les règles. D’abord on suit les règles, ensuite on suit le maître. Avec l’esprit ordinaire les règles et les préceptes sont des contraintes. <b>Avec l’esprit de la Voie, les règles et les préceptes deviennent nous-mêmes</b>. Il n’y a pas d’oisiveté dans Gyoji. Zazen est gyoji, le repos est gyoji, mais se reposer en zazen n’est pas le gyoji. Il faut garder à l’esprit de « <i>Ne pas déranger les autres, même si nos actions sont cachées</i> ».</p>
<p>Le <i>samu</i> (travail manuel) a la même valeur que zazen. Le samu est activité, <b>participation désintéressée à la vie collective</b>. Cela englobe tous les aspects concrets de la vie du temple. Il faut suivre les sons. Maître Daichi a dit : « <i>Gyoji est le comportement de la journée et de la nuit</i> ».</p>
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		</item>
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		<title>LE KESA TRANSMIS</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/le-kesa-transmis/</link>
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		<pubDate>Wed, 02 Apr 2014 15:13:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[SOTO ZEN]]></category>
		<category><![CDATA[kesa]]></category>
		<category><![CDATA[lignée]]></category>
		<category><![CDATA[Soto]]></category>
		<category><![CDATA[transmission]]></category>

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		<description><![CDATA[Le kesa n’est pas un ajout anecdotique à l’enseignement du Bouddha, il en est l’essence, tout autant que zazen. La manière de coudre le kesa est aussi importante que la manière de le revêtir, de le plier et de le déplier. Il existe aussi une manière exacte pour le laver.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p align="center"><b>LA TRANSMISSION DU KESA<br />
</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans le ‘kesa kudoku’, le chapitre du Shobogenzo de Maître Dogen consacré au kesa, il est écrit:</p>
<p><i>Lorsque le Thatagata Shakyamuni transmit à Mahakashyapa le trésor de l’œil de la Loi Authentique et l’éveil suprême, il les transmit en même temps que le kesa reçu de la transmission authentique du Bouddha Kasyapa. Reçu de successeur légitime en successeur légitime, le kesa atteignit le Maître Zen Daikan du mont Sokei, la trente-troisième génération. Le tissu, la couleur et les mesures du kesa ont été intimement transmis.</i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le kesa n’est donc pas un ajout anecdotique à l’enseignement du Bouddha, il en est l’essence, tout autant que zazen. La manière de coudre le kesa est aussi importante que la manière de le revêtir, de le plier et de le déplier. Il existe aussi une manière exacte pour le laver. Lorsqu’on coud le kesa, il est important de se rappeler que c’est le symbole de notre nature véritable, aussi ne faut-il pas choisir de tissu voyant, séduisant pour les yeux.</p>
<p>Des couleurs naturelles sont mieux, comme de l’ocre qui est la couleur d’origine ayant donné son nom au kesa. Pour plus de simplicité, les kesas maintenant sont noirs. Ainsi la couleur devient non-couleur, et n’est plus un objet d’attachement pour les sens.</p>
<p>Le kesa n’est pas fait pour nous décorer. Lorsqu’on revêt le kesa, on se sent protégé ; d’une part parce que tout le corps est enveloppé, mais aussi parce que nous revenons à notre condition normale.  C’est très rassurant. Maître Deshimaru disait que pendant les sesshins avec Kodo Sawaki, il posait son kesa comme une couverture pour dormir, et que cela inspire une grande joie et un grand réconfort.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Traditionnellement un moine ou une nonne doivent coudre et recevoir trois kesas. Voici ce que dit Maître Dogen à ce sujet :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Le kesa est décrit comme incluant trois vêtements. Il y a le kesa à cinq bandes, le kesa à sept bandes et le large kesa à neuf bandes ou davantage.  Les pratiquants excellents ne reçoivent que ces trois vêtements, et ne conservent aucun autre kesa. Employer seulement ces trois kesas suffit parfaitement à notre corps. Lorsque nous nous livrons à nos occupations ou effectuons des travaux ménagers, et lorsque nous nous rendons aux toilettes ou en revenons, nous portons le kesa à cinq bandes. Pour accomplir notre pratique parmi la sangha, nous portons le kesa à sept bandes. Pour enseigner aux humains et aux dieux, et pour les convertir, nous devrions porter un kesa de neuf bandes ou plus. </i></p>
<p><i>Ou bien : lorsque nous sommes dans un endroit privé nous portons le kesa à cinq bandes, lorsque nous allons parmi la sangha nous portons le kesa à sept bandes, et lorsque nous nous rendons dans un palais royal ou dans les villes et les villages, nous devrions porter le kesa large. Ou bien encore : lorsqu’il fait beau et chaud nous portons le kesa à cinq bandes, lorsqu’il fait froid nous ajoutons le kesa à sept bandes, et lorsque le froid est sévère nous ajoutons le kesa large. </i></p>
<p><i>Dans les temps anciens, par une nuit du milieu de l’hiver, le froid était si vif qu’il fendait les bambous. Quand cette nuit tomba, le Thatagata revêtit le kesa à cinq bandes. Plus tard le froid se durcit, alors il revêtit aussi le kesa à sept bandes. Plus tard encore dans la nuit, quand le froid atteignit son sommet, il revêtit également le kesa large. A ce moment le Bouddha pensa : « Dans les temps à venir, lorsque le froid sera au-delà du supportable, avec ces trois robes les dignes fils pourront couvrir leur corps convenablement. »</i></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</title>
		<link>http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/</link>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 20:56:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice SEVERIN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[BOUDDHISME]]></category>
		<category><![CDATA[REPERES]]></category>
		<category><![CDATA[conférence]]></category>
		<category><![CDATA[méditation]]></category>
		<category><![CDATA[zazen]]></category>

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		<description><![CDATA[Pratiquer la Voie, c’est s’étudier soi-même.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
<blockquote><p>Pratiquer la Voie, c’est s’étudier soi-même.</p>
<p>S’étudier soi-même, c’est s’oublier soi-même.</p>
<p>S’oublier soi-même, c’est être certifié par toutes les existences du cosmos.</p>
<p align="center"><em>Maître Dogen</em></p>
</blockquote>
<p>Il est sans doute temps de répondre aux questions de départ à la lumière de ce qu’on a exposé sur zazen :</p>
<ul>
<li>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</li>
<li>Comment résoudre la dualité ?</li>
<li>Comment étancher notre soif d’absolu ?</li>
<li>Comment redonner du sens à notre vie ?</li>
<li>Comment guérir l’esprit ?</li>
<li>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</li>
<li>Comment retrouver un esprit neuf ?</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1)    Un esprit souple</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment se libérer de la souffrance et de l’engrenage dans lequel nous sommes pris?</p>
<p>En réalité, comme on l’a vu, on utilise le corps et la respiration pour parvenir à contrôler la conscience, et en particulier le mental-singe. C’est fondamental car comme le disait Maître Deshimaru, « si on cherche à contrôler l’esprit par l’esprit, c’est comme ajouter du bois dans le feu. » Donc voilà le point d’appui essentiel pour se libérer de la souffrance.</p>
<p>Mais surtout, fondamentalement, pour se libérer de la souffrance il faut… ne pas la fuir ! Donc accepter tout ce qui apparaît, et en voir instantanément le caractère illusoire. C’est cela, à chaque instant, qui est libérateur : le lâcher-prise. Au début ce lâcher-prise est difficile, on a l’impression de perdre quelque chose, comme une main qui s’ouvre, mais quand la main est ouverte, on possède tout… et on est libre.</p>
<p>Quand il fait chaud, il fait chaud. Donc pour se libérer de l’engrenage il faut commencer par accepter complètement l’engrenage.</p>
<p>Voilà le fondement de notre pratique, c’est-à-dire ne pas rajouter le mécontentement du mental à une situation même difficile. Par conséquent, on reste complètement dans l’engrenage, on le laisse se produire, mais on s’en distancie comme si on était dans l’œil du cyclone. A ce moment-là, progressivement, dans notre zazen, et au cours d’une vie de pratique, du « jeu » apparaît dans l’engrenage: entre les pensées apparaît la vacuité. Il devient possible de trancher facilement un train de pensées en l’observant, en lâchant prise.</p>
<p>Comment nous libérer de nos conditionnements ?</p>
<p>L’esprit devient alors moins coagulé, moins crispé, il redevient souple, comme lorsque nous étions de petits enfants : disponible pour ce qui est, présent, attentif, ouvert. On peut ainsi se libérer de nos conditionnements, de nos vues étriquées, de tout ce qui nous lie et nous entrave (bonnos).</p>
<p>Comment résoudre la dualité ?</p>
<p>Ceci est instantanément réalisé en zazen puisque nous revenons à la conscience claire de notre présence dans l’univers. C’est le retour à l’unité.</p>
<p>Comment étancher notre soif d’absolu ?</p>
<p>En voyant que nous sommes nous-mêmes infinis, et en s’harmonisant avec cela.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>2)    Une vision claire</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque nous revenons en contact avec la réalité, en cessant de projeter sans cesse nos illusions, c’est comme si le film de notre mental s’apaisait. A partir de ce peu d’activité, une vision claire apparaît : on peut percevoir la réalité telle qu’elle est. C’est la vision juste du Bouddha. Pas seulement de Shakyamuni, nous pouvons aussi la réaliser.</p>
<p>Comment retrouver un esprit neuf ?</p>
<p>Par exemple nous entendons véritablement les sons, sans plaquer toute notre « expérience » sur ce qui est là. Nous voyons les couleurs dans leur véritable chatoiement. La pensée aussi évidemment devient plus claire, plus rationnelle. L’intuition se développe également, tout le cerveau est rééquilibré, on n’est plus étouffé par nos propres sécrétions mentales.</p>
<p>Le Bouddha était très rationnel, on voit que sa compréhension de la réalité était quasi-scientifique. De même tous les grands maîtres tels que par exemple Dogen qui a écrit sur « l’être-temps », l’unité de l’existence, du temps et de l’énergie, exactement ce qu’a défini Einstein six siècles plus tard par d’autres moyens bien sûr.</p>
<h2>3)    La vie d’un point de vue éveillé</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment guérir l’esprit ?</p>
<p>Lorsqu’on n’a plus à défendre. S’appuyer sur le corps est très important. Dans notre pratique, nous nous concentrons bien sûr sur zazen, mais aussi toutes les attitudes dans le dojo sont importantes ; comment se déplacer, saluer, chanter, revêtir et enlever nos vêtements etc.</p>
<p>Mais aussi lorsqu’on expérimente une journée de zazen ou une sesshin (plusieurs journées de zazen consécutives), on est amené à se concentrer exactement sur chaque moment de la journée : comment manger, comment marcher, quand se reposer, etc.</p>
<p>La manière zen est simple mais difficile à pratiquer si on est agité : si on balaie, on balaie. Si on fait une chose, on la fait complètement, en mettant toute son énergie. Cependant on garde l’esprit disponible et ouvert. Ce n’est pas contradictoire, au contraire. Comme en zazen, on perçoit tout son environnement, le bruit etc. On n’est pas absorbé comme des chercheurs dans un laboratoire (du moins l’idée qu’on s’en fait).</p>
<p>Lorsqu’on mobilise l’attention ainsi, en observant constamment son corps et sa respiration, l’esprit redevient libre, paisible et souple. C’est ce qu’on peut appeler guérir l’esprit.</p>
<p>La même vie, le même monde, sont source d’enfer ou de paradis.</p>
<div class='chapitres_conteneur_sommaire' id='chapitres_conteneur_sommaire2'><div class='chapitres_infos_livre' id='chapitres_infos_livre2'><h2 class='chapitres_titre_livre' id='chapitres_titre_livre2'>SOMMAIRE</h2></div><div class='chapitres_sommaire_livre' id='chapitres_sommaire_livre2'><ol><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-dans-la-vie-quotidienne/'>L&rsquo;ESPRIT DANS LA VIE QUOTIDIENNE</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/lesprit-en-zazen/'>L&rsquo;ESPRIT EN ZAZEN</a></li><li><a href='http://zensotoreims.fr/zazen-et-vie-quotidienne/'>ZAZEN ET VIE QUOTIDIENNE</a></li></ol></div></div>
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